# Vie de Gamer

A Plague Tale : Innocence , la surprise indé française.

C’est le genre de jeu qui apparaît sur le radar, il y a deux ans au Focus Day, un événement professionnel, par une installation assez noire. J’étais passé un peu à coté, et puis les premiers trailers m’ont subjugué et ma prise en main récente m’avait séduit, au point où j’en avais fait mon coup de coeur.

Une histoire innocence, d’enfants, de rats, de France avec un peu de surnaturel

On va jouer Amicia, de la famille De Rune, qui va devoir protéger son frère Hugo. Dans une campagne française, infestée de rat, sa famille a souffert de l’inquisition. Elle va devoir survivre pour elle et son pour frère.

Amicia est donc l’héroïne de ce jeu d’action, le but étant de faire fuir les rats et se débarrasser des gardes, parfois les deux en même temps et parfois encore plus en même temps.

L’action consiste essentiellement à résoudre des scènes, elles sont variées, bien plus que je le pensais. On se répète très peu, on ajoute à chaque fois un petit bout, une nouvelle action. C’est plutôt réussi, les phases ne se ressemblent pas et mieux encore il y a plusieurs chemins possibles, c’est hyper agréable.

Parce que l’univers est lui, très noir, sans ce besoin constant de rester aiguisé. Il peut être étouffant, j’ai rarement vu autant de désespoir, parce qu’ici il n’est pas vraiment caricatural, il est organique, animal, sanglant. Les maux des rats mélangés à la violence de la religion, ça donne un mélange complètement angoissant, voire claustro-phobique, parce que la direction artistique et la musique vous met dans le bain (de sang) . Je le conseillerai pas à tout le monde. Comme je le disais au-dessus, le gameplay de type puzzle/action laisse peu de temps à la contemplation lors des scènes d’action, mais entres celles-ci, il y a des vrais moments de poésie.
Heureusement Amicia porte la lumière, guide et rassure, enfin pas vraiment tout le temps. On sent que l’écriture de ce personnage a été faite avec soin, son comportement change au fur et à mesure de l’aventure, mais elle reste pour moi, le personnage de lumière du jeu.

C’est un jeu très maîtrisé, oui, l’immersion dans son univers est totale, de la patte graphique à l’écriture des dialogues, un garde à qui vous faites un tour, aura facilement 2/3 lignes de dialogues différentes. L’histoire est d’ailleurs en partie racontée par ces « gardes », ils vivent, interagissent, s’énervent, à vous d’utiliser ces moments pour vous faufiler. D’autres personnages vous suivront dans l’aventure, je ne vous raconterai rien sur eux, sauf que je les aime aussi.

Quant aux rats, j’ai été surpris d’une façon très morbide, ils sont réussis, ils font peur, ils grouillent, ils vous chassent même, plusieurs fois des zones que je croyais sûres, se sont transformées en enfer noir.

C’est un jeu français, ça on le comprend très vite, ce qu’on sait pas forcément c’est qu’il a été doublé en français dans un second temps, preuve que Asobo voyait déjà grand pour leur bébé. La musique joue un jeu certain, c’est une belle musique triste, angoissante avec des pointes de lumière, j’ai hâte d’écouter le vinyl en boucle, Olivier Deriviere a réussi à créer une atmosphère musicale brillante.

Le son est toute aussi important, le sound design m’a particulièrement marqué car le jeu est en effet très proche d’un jeu d’infiltration, la respiration de notre héros, les pas, tout est important.

Olallala j’ai aimé ce jeu. Même si, il a des défauts, surtout un : les scènes d’action pure sont globalement une tannée, le moteur du jeu n’est pas fait pour, c’est long et on rate souvent les cibles. En vrai, on le demande même pas vraiment, le jeu aurait été tout aussi cool sans ça. Heureusement, elles sont rares et pour certaines elles servent le récit.

Ce jeu est bien plus intéressant qu'on pourrait penser, ça raconte le deuil, la maladie, la survie, l'amitié, l'amour. D'un point de vue enfantin, presque pure, innocent. Dans un monde noire, sans emphatie, violent, organique et sale. Mon temps sur ce jeu m'a épuisé, quand on le commence on le lâche plus.
  • La production sonore : La musique, le sound design , les voix , tout est parfait.
  • L'ambiance graphique
  • Un peu de folklore de France, c'est frais et original.
  • L'écriture des personnages en modernité et subtilité dans un univers violent
  • 2/3 scènes d'actions en trop, peu maîtrisé.
  • Elle est où la figurine ASOBO x FOCUS ? j'attends

à suivre

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