# Test

Sony Nex-5r : a frog in London

Jeudi 15 novembre, à l’occasion de la Sony Real Time Galleryj’ai eu le privilège de manipuler le troisième rejeton de la famille des Nex-5. Et parce que chez Sony on ne fait pas les choses à moitié, on m’a envoyée à Londres et j’ai pu faire joujou avec mon nouvel ami en mode touriste.

 

Je n’avais jamais eu la chance de prendre des photos avec un appareil Sony et j’ai été impressionnée par le design compact de l’hybride et la qualité d’image. Même en pleine nuit, le capteur en mode « automatique intelligent » fait des miracles. Si comme moi vous détestez les flashs de nuit, que vous n’avez pas le temps de régler manuellement (en plus la nuit à Londres, il fait froid !), vous vous en donnerez à cœur joie. Une grande frustration de photographe amateur qui a enfin été comblée…

 

Fiche technique

On retrouve ici un capteur 16MP – déjà présent sur son prédécesseur, mais amélioré pour de meilleures photos et vidéos en mouvement – couplé d’un AF hybride. L’écran tactile pivote à 180° : pratique pour les autoportraits. Mais la principale innovation du Sony Nex-5r, se sont les applications téléchargeables directement via l’appareil, gratuites ou pas, et (of course) le module WiFi intégré.

 

 

Prise en main 

Du coup, même si la prise en main est excellente et qu’on a envie de faire « clic » dès que l’on sent la poignée dans notre paume, il ne faut pas espérer l’utiliser tout de suite après l’avoir sorti de sa boîte. Pour profiter pleinement des capacités de l’appareil, on se crée d’abord un compte Sony via un ordinateur www.sony.net/pmca, on configure la connexion dans les paramètres réseau de l’appareil et enfin on télécharge les applications.

 

 

Je ne suis pas du genre à lire les manuels (même si cette fois-ci je l’ai fait) et j’ai été satisfaite de l’ergonomie très intuitive de l’appareil. Tout est clair dès la première utilisation. J’ai profité de l’écran tactile lors du téléchargement et la configuration des comptes, mais en ce qui concerne la prise de photo, je suis allée spontanément vers les boutons.

On peut personnaliser six boutons en leur assignant la fonction de notre choix, mais la configuration d’origine est déjà très complète.

 

Les Applis

Aujourd’hui, le site propose six appli, deux payantes à 4.99€ et quatre gratuites. J’ai donc installé les appli gratuites. Edouard Schmitt, chef de produit chez Sony France, m’a confirmé que le catalogue serait bientôt étoffé de nouvelles offres, notamment une nouvelle version de « Téléchargement direct » dans laquelle on pourra choisir d’uploader vers des sites tels que FlickR. En revanche, le framework restera fermé et Sony sera le seul développeur et vendeur sur le store dédié : PlayMemories Camera Apps.

 

Si je reste somme toute septique sur la véritable utilité d’un site (fermé) dédié à un modèle d’appareil photo unique, j’ai quand même testé les applis.

 

– Téléchargement direct

La version actuelle propose d’uploader sur PlayMemories ou sur facebook. On ne peut pas sélectionner toutes les photos d’un coup, mais on peut ajouter des commentaires avant le téléchargement et sélectionner l’album facebook. Par défaut, l’appli y crée un nouvel album.

 

– Retouche photo

Effet peau douce, contraste, recadrage, saturation, ajustement horizontal, luminosité. Si on est pressé de poster la photo sur facebook, ça peut être sympa de retoucher la photo directement via l’appareil, mais on est limité par la taille de l’écran : c’est souvent plus facile de retoucher une photo après l’avoir visionnée sur un grand écran, on sait davantage où sont les défauts. À la rigueur, on peut recadrer sans grand risque.

Personnellement j’ai bien aimé l’effet « peau douce », qui peut être appliqué avant ou après la prise de la photo.

Regardez cette belle peau de bébé

 

– Effet photo +

Les effets supplémentaires disponibles via cette appli ne peuvent pas être appliqués sur des photos déjà prises. Il faut prévoir à l’avance, prendre le temps de régler l’effet dans l’appli ET prendre notre cliché. Ça réduit beaucoup le champ des possibles, puisqu’en temps réel on n’a pas toujours le temps d’effectuer les réglages. J’ai donc testé sur des cibles fixes. Et parce que c’est moi qui décide, j’ai testé mon effet préféré : la couleur partielle. Et parce que celle qui décide est une fille qui aime le rose, la couleur partielle c’est rose.

 

J’ai raté une carrière de photographe pour cadre Ikea.

 

 

Écran tactile

Si l’écran tactile ne m’a pas semblé nécessaire lors de la prise de photo, il devient indispensable pour l’installation des appli. Pas aussi réactif qu’un écran tactile de téléphone, j’y suis allée avec le bout de l’ongle. Premier problème : c’est un clavier qwerty anglais (impossible d’entrer mon mot de passe facebook car il y a un « é »).  J’ai donc créé un nouveau compte facebook « test » pour terminer la procédure.

 

 

J’ai découvert une autre utilité à l’écran pivotable : très pratique quand on se promène dans le menu des applis. On pose l’appareil sur le bureau, on soulève l’écran à 90° et c’est beaucoup plus stable.

 

 

La connexion Wifi

Hormis l’accès aux applications et le chargement sur son compte facebook, la connexion permet de connecter l’appareil à un autre périphérique, par exemple une tablette ou une télévision. On peut donc afficher en temps réel les images ou transférer nos chefs-d’œuvre.

Autre intérêt : quelqu’un vise avec l’appareil, l’image apparaît en temps réel sur la tablette, sur laquelle on peut prendre le cliché. Ça permet de contrôler un portrait à distance par exemple.

 

Un capteur Sony + un mode automatique intelligent = une grenouille contente

J’ai déjà mentionné la grande frustration que je traînais depuis toujours, de ne pouvoir prendre des photos de nuit qui soient fidèles à la réalité. Voici quelques exemples qui montrent les prouesses du capteur Sony et du mode « automatique intelligent », qui va chercher des couleurs là où on ne les espérait plus (St-James Park un vendredi de novembre très nuageux).

 

 

En conclusion

On peut dire que le Nex-5r tient ses promesses et permet de faire « des photos professionnelles à la vitesse de l’éclair », grâce à un capteur de très bonne qualité, un mode automatique intelligent qui fait les bons choix (même avec une luminosité réduite et sans flash) et une ergonomie qui le rend accessible à tout public.

 

 

on voit tout suite la différence entre les deux photos de paysage, avec et sans mode intelligent activé.

On voit tout suite la différence entre les deux photos de paysage, avec et sans mode intelligent activé.

 

Bien que je ne sois pas entièrement convaincue par la plus value de la connexion WiFi et des applications, cela demeure une innovation notable. À voir si Sony saura nous surprendre avec de nouvelles applis.

 

Note sur 10 8
Le Nex-5r est le fier rejeton d'une famille d'appareils photo compact-hybrides, milieu de gamme, tout public. La qualité du capteur n'est plus à prouver, et bien que l'utilité de l'innovation "applications" soit discutable, c'est quand même amusant de poster ses chefs-d'œuvre en temps réel.
  • Le mode automatique "intelligent" qui permet de faire de très belles photos, même de nuit et sans flash.
  • Le look "compact" : l'appareil tient très bien en main.
  • L'ergonomie facile d'accès, avec double menu tactile + boutons.
  • L'écran pitovable à 180° pour faire des portraits facilement.
  • Six touches configurables (donc la fonction Fn) pour personnaliser l'appareil.
  • L'intérêt discutable des applications.
  • Qui dit lentille de qualité dit aussi "petit zoom". En effet, le pack standard embarque une lentille 18-55mm, qui correspond à un zoom 3x.
  • Le clavier de l'écran tactile en anglais (impossible de taper un mot de passe avec des accents sur les lettres).
  • La connexion à un autre périphérique en Wifi ne fonctionne pas toujours : testé avec une Galaxy Tab 2.0, impossible de faire communiquer l'appareil et la tablette.

à suivre

Commentaires

Une réponse à “[Test] Sony Nex-5r : a frog in London”

  1. JocelynePM dit :

    😀 Cet article apporte d’excellents arguments me permettant d’avoir une nette opinion du sujet et donnant le goût de l’essayer par moi-même. <>, on peut dire que les clichés fournis sont persuasifs.
    Merci Marie.

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