# Test

Samsung Galaxy S4

Plus grand, plus rapide, plus beau, plus fort, plus, toujours plus, c’est la dure loi de la jungle dans le monde des téléphones mobiles. Et le Galaxy S4 de Samsung n’échappe pas à la règle. Plus, oui, il vous en donne. Mais cette course à l’armement est-elle vraiment utile ?

La technique.

img_black_origin_03Allez, on commence par les specs techniques, comme ça on est débarrassé:

  • écran 5 pouces full HD 1920×1080 Super AMOLED
  • CPU quadcore Snapdragon 600 à 1.9 GHz
  • 2G/3G/4G LTE
  • APN 12,8 MPix (important le ,8)
  • 2 Go de RAM, 16 ou 32 Go de flash plus un port microSD
  • livré en standard avec Android 4.2.2

A propos du CPU, Samsung se livre à un petit exercice de passe-passe avec les différents marchés mondiaux. A l’international, c’est donc la version Snapdragon qu’on retrouve, compatible avec un chipset 4G LTE, le tout sous la dénomination GT-I9505. Nos amis coréens bénéficieraient eux du processeur maison Samsung, l’Exynos 5 Octa, mais sans la 4G, sous l’appellation GT-I9500. Il se murmure si j’ai bien suivi qu’une version Exynos 4G devrait voir le jour bientôt. Bref, un S4 peut en cacher un autre. Sachez tout de même que la différence de performance entre le S600 et l’Exynos se situerait dans les 10% en faveur du CPU Samsung. Pas négligeable, mais pas délirant non plus.

A l’usage.

La prise en main est plutôt pas mal. Vous le savez sans doute, je suis assez allergique aux téléphones trop grands. J’ai beau avoir des grandes paluches, je n’aime pas trop avoir à faire 25 km avec les doigts pour aller chercher ma barre de notification en haut de l’écran. De ce point de vue, le S4 propose un choix technique intéressant : le « form factor », les dimensions physiques du boîtier, restent quasiment les mêmes que le Samsung Galaxy S3, le S4 est même très légèrement plus étroit et plus fin que son prédécesseur. Il est toutefois un peu plus trapu, les coins arrondis ont été repoussés un peu plus loin et la base du téléphone est un peu plus plate. Résultat : la surface utile est plus importante, ce qui est parfait pour pouvoir intégrer l’écran gigantesque de 5 pouces full HD. Les bords de l’écran ont été rapprochés au maximum des bords de la coque. Il en résulte, quand on prend le téléphone en main, d’avoir l’impression que le téléphone n’est fait que de l’écran. Belle réussite. Côté lisibilité, c’est également réussi. L’écran reste parfaitement lisible dans presque toutes les conditions, y compris en plein jour avec le soleil dans le dos qui tape en plein sur l’écran.

Un petit bémol sur la prise en main : les boutons latéraux. On peut louer l’initiative de Samsung d’avoir équipé son S4 de boutons power/volume très discrets, dépassant à peine de la coque, mais du coup, par moment, on les cherche un peu, surtout le volume.

Côté performances, on est servi, plus que servi même. Entre le S600 qui mouline et le chipset graphique qui calcule, les applis les plus gourmandes (OK, les jeux en 3D…) tournent sans souci. Un de mes jeux favoris du moment qui tourne correctement mais sans plus sur mon Galaxy Nexus, à savoir Vector, est d’une fluidité bluffante sur le S4.

Bien entendu, qui dit « écran super top » et « CPU qui carbure » dit « autonomie qui en pâti ». Sur ce point, petite déception. La batterie est gigantesque, à l’image de l’écran, annoncée à 2600 mAh, mais elle peine quand même à tenir la longueur dès qu’on se sert un peu du téléphone. En gros, et même si la performance est louable en soi, l’autonomie du S4 ne progresse pas par rapport à ses prédécesseurs. Avec un usage similaire, il arrive tout juste au niveau de mon GNexus (qui, certes, n’a pas un S600, un chipset 4G, un écran full HD, mais on va y revenir). La course à l’armement se paye et c’est l’autonomie qui est sacrifiée en premier.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=2LHv1FPd1Ec[/youtube]

Les gadgets.

Le téléphone en est bourré. Outre les classiques accéléromètres, GPS et APN, vous avez droit à un baromètre, un thermomètre, un hygromètre, un capteur infrarouge et un magnétomètre. De quoi transformer votre S4 en station météo autonome. Le capteur IR est assez sympa puisqu’il permet, dans une certaine mesure (et dans certaines applications), de piloter le téléphone sans toucher l’écran. Utile pour admirer vos photos alors que vous être en train d’engloutir un kébab bien gras.

Le capteur photo en façade apporte lui aussi une petite nouveauté, un truc bien geek comme il faut, inutile donc indispensable : le défilement intelligent. Vous ouvrez une page internet, vous lisez, et quand le téléphone voit que vous êtes arrivés en bas de la page, ça scrolle tout seul. Bon, ça marche plus avec un léger mouvement de la tête qu’avec les yeux, surtout avec des lunettes, et ça ne marche à priori que dans certaines applications bien précises (la navigation internet surtout). Sympa, rigolo à montrer à vos potes, mais au final pas très utile ni très utilisable. A retester un de ces 4 sur une tablette plutôt que sur un téléphone.

La version d’Android livrée arrive sous les couleurs de Samsung, avec son lot de « S Apps », les applications maison. Ca va de la suggestion de voyage au partage de musique ou de dessin. Pour le partage, il faudra bien évidemment que vos amis soient eux aussi équipés d’un téléphone Samsung, de préférence un S4. Le partage de musique permet de faire jouer un même morceau sur plusieurs téléphones à la fois, et d’assigner chaque téléphone à une position d’enceinte virtuelle : gauche, droite, centrale… on peut se créer un mini home-cinema à l’aide de 5 S4 si on veut. Encore une fois, amusant, sympa pour une soirée, mais pas indispensable.

Le verdict.

Alors, est-ce un bon téléphone ? oui. A ce niveau de gamme, à ce niveau de prix, il n’y a pas de mauvais téléphone. Le S4 est une arme de guerre, il est puissant, l’autonomie est bonne (même si elle stagne depuis quelques modèles), l’écran est magnifique, les possibilités de partage sont vastes, bref, c’est un quasi sans faute pour Samsung.

Toutefois, une vraie question se pose : qu’est-ce que le S4 me permet de faire que mon Galaxy Nexus ne me permet pas ? en dehors des applications spécifiques Samsung (et de l’hygromètre…), honnêtement, rien. Téléphoner, surfer, jouer, utiliser la navigation GPS en voiture (avec Google Nav), écouter de la musique (avec Google Music), lire mes mails (avec Gmail), tout cela, je le fais déjà avec mon GNexus. Et le S4 ne me permet pas vraiment de faire tout cela « mieux » (à part les jeux très gourmands).

Bref, au moment de l’achat, quand il s’agira de cliquer sur le bouton « commander » et de sortir la CB, c’est en définitif la seule question qu’il faut se poser : à quoi tout cela va-t-il réellement me servir. Face à la concurrence, Sony Xperia Z et HTC One en tête, le S4 a de solides arguments. Mais face à un LG Nexus 4 au tarif nettement plus attractif, le choix va s’avérer ardu. Pour ma part, et pour le moment, j’ai choisi : je garde mon Samsung Google Galaxy Nexus.

Note sur 10 8
Difficile de se tromper quand on achète un S4. On achète du haut de gamme, du très haut de gamme même. Samsung se trompe rarement sur ce genre d'exercice. La question n'est pas "le S4 est-il un bon téléphone", car oui, c'est un excellent téléphone. La question est "ai-je réellement besoin d'une telle débauche de technologie". A vous de voir.
  • Écran magnifique
  • Bonne prise en main
  • Le CPU le plus rapide de l'Ouest (vu qu'à l'Est, ils ont l'Exynos)
  • Une autonomie qui stagne

à suivre

Commentaires

2 réponses à “[Test] Samsung Galaxy S4”

  1. Pras dit :

    Petit truc de geek, les fonctions télécommande qu’on utilise de façon assez simple, macro tout ça ..

    Et je veux le screen mirroring sur toutes les télés et box !!!

  2. MasterLudo dit :

    Les smartphones ont atteint une certaine maturité, il devient de moins en moins justifiable de les remplacer à un rythme effréné même pour les accro.

    Le capteur de température, vivement les softs pour la prendre comme un thermomètre, avec la taille du s4 va falloir avoir l’esprit souple 😆

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