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Alan Wake réveille le survival horror

Mercredi 24 février 2010 – J’avais rendez-vous à 19h sur le campus Microsoft à Issy Les Moulineaux pour un premier aperçu d’Alan Wake sur Xbox 360. Un jeu qui sonne comme une arlésienne dans mes oreilles et qui contre toute attente sort enfin de sa longue torpeur. C’est donc dans un décor forestier au milieu de loups enragés et de corbeaux inquiétants que le studio Remedy avait décidé de lâcher le morceau.Wake up, Alan!

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Putain, 5 ans!

Alan Wake, c’est l’histoire d’un projet long de cinq années qui n’a failli ne jamais aboutir. Présenté pour la première fois en 2005, le studio finlandais Remedy, géniteur du mythique Max Payne, rencontra toutes les peines du monde pour poursuivre le développement du titre. Lâché par ses investisseurs et contraint de réduire l’équipe de développement en charge du titre à une trentaine de personnes, c’est finalement sous l’aile de l’oncle Microsoft qu’Alan Wake trouvera refuge, celui-ci lui apportant un soutien financier inespéré pour la prise en charge de cette production annoncée comme trop ambitieuse par de nombreux éditeurs.

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En faisant du titre une exclusivité à la Xbox 360, l’éditeur ne cache pour ainsi dire pas les énormes ambitions qu’il nourrit pour le titre: en mal de titres exclusifs en ce début d’année, en dépit d’un excellent Mass Effect 2, Microsoft s’est vu contraint de retarder la sortie du titre (pourtant terminé) d’une année entière pour pallier au manque de gros titres pour sa console. Ce choix stratégique s’avèrera-t-elle payante?

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Quand le cauchemar prend vie

vdg_alanwake_03.jpgDans Alan Wake, on suit l’histoire d’un écrivain réputé pour ses best-sellers en librairie, ce genre d’écrivains à succès façon Stephen King qui s’est spécialisé dans l’écriture de thrillers. Son inspiration, il la tire de sa rencontre avec une femme dans la ville de Brightfalls où il réside depuis la disparition de son épouse Rosa. Coïncidence ou pas, cette femme ressemble trait pour trait à sa douce disparue et fera ressurgir chez Alan de sombres cauchemars qu’il matérialisera dans ses romans. Jusqu’au jour où la fiction bascule soudainement dans la réalité…

vdg_alanwake_05.jpgConstruit comme une série TV à suspens, Alan Wake lorgne de toute évidence dans le survival horror où nombre de jeux se sont engouffrés. On note de nombreux emprunts en terme de gameplay à Resident Evil 4 de toute évidence avec sa vue à la troisième personne au-dessus de l’épaule, une interface épurée à l’écran (barre de vie, munitions, niveau de batterie de la lampe) pour une plus grande immersion et une bande son oppressante à chaque rencontre d’une menace. L’ambiance n’est pas sans rappelée les premiers Silent Hill avec l’omniprésence de l’obscurité, déchirée par la lumière de votre torche et des rares sources de lumière sur votre chemin: lampadaire, châlet, etc. La réalisation épisodique du titre avec coupures titres « à l’américaine » avec résumé des événements passés n’est pas sans rappeler un autre titre sortie il y a un peu moins de deux ans dans les studios lyonnais d’Eden Games: Alone in the Dark Inferno. Le développeur veut néanmoins aller plus loin avec une intrigue centrale offrant au joueur une véritable expérience digne des meilleurs films de David Lynch (Twin Peaks) et séries à suspens comme Lost.

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Alan et les mauvais garçons

Ainsi, Alan Wake aura fort affaire entre les habitants possédés par une force obscure, la faune sauvage mais aussi les différents éléments naturels qui se déchaîneront sur son passage. Pour se défendre face à cette horde, notre héros devra compter sur son revolver à balles fumigènes et sa torche paralysante. Comme un hommage à ses précédentes productions, les phases de tirs imaginé par le développeur donnent lieu à de magnifiques séquences ralentis et des effets pyrotechniques explosives.

vdg_alanwake_07.jpgAutant le dire tout de suite: on a rarement vu notre Xbox 360 en si grande forme et si bien exploitée, affichant une qualité graphique bluffante, tant les décors et les personnages fourmillent de détails. Avec cependant une petite réserve pour ce qui est des visages qui à mon avis auraient mérité davantage de traitement pour un rendu moins passe-partout mais c’est vraiment chipoter.

Car l’ensemble de la réalisation se montre très solide avec des temps de chargement qui passent inaperçus une fois le jeu installé sur le disque dur (tout du moins dans la version d’essai qui m’a été donné d’essayer). Pour l’heure, le début du jeu fait figure de tutorial et les premières scène alternent séquences de tirs et phases de recherche basique, l’intrigue principale ne se dévoilant qu’à petites touches au travers des cinématiques qui émaillaient cette première prise en main.

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Il faudra donc attendre le 21 mai prochain, date de sortie officielle du jeu, pour juger sur pièce si Alan Wake méritait ou pas tous ces espoirs forcément rongés par de longues années d’attente. Et au vue de ces premières minutes, ça s’annonce plutôt encourageant! Vivement!

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à suivre

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