# Casque audio

Test du Focal Sphear

Sphear ? Odin Sphere ? Genre un test de Odin Sphere Leifdrasir ? Bah non. Déjà parce que je n’ai pas de PS4, ensuite parce que le jeu n’est pas encore dispo en France, et enfin parce que Focal m’a envoyé un casque audio intra, le Sphear, à essayer, pas un jeu vidéo. Du coup, je fais avec ce que j’ai.

Le grand déballage

Sphear est donc un casque intra-auriculaire de chez Focal, le seul de leur gamme actuelle d’ailleurs. La finition est d’un bon niveau, la construction respire la solidité même si j’avoue être quelque peu dubitatif sur la tenue dans le temps de la prise jack à 135°.
Comme la plupart des casques de cette gamme de prix, on retrouve dans le bundle le casque, 6 embouts d’oreille dont 3 à mémoire de forme et 3 en silicone, une petite housse de transport et, plus rare, un adaptateur spécial avion à double jack. Bien évidemment, le casque peut également servir de kit piéton pour votre téléphone.
Côté télécommande filaire, c’est un peu chiche, avec un seul bouton qui sert à la fois pour décrocher/raccrocher, mais également pour play/pause et de façon assez surprenante pour avancer à la piste suivante par un double clic. J’aurais bien aimé une gestion du volume en plus, mais on ne peut pas tout avoir.
Le casque en lui-même est assez léger et a trouvé immédiatement sa place dans mes esgourdes, là où je lutte toujours un peu avec mon Gratitude. Le fil est un fil rond assez épais et « très élastique » (je ne vois pas bien comment dire autrement) qui du coup est assez sujet au problème des nœuds quand vous le fourrez sans ménagement dans votre poche en descendant du bus. Sur ce point, le Monster Gratitude avec son fil plat marque des points.

Musikalität

Allez hop, musique !

Houlà….

Je cite donc le communiqué officiel de Focal : « le niveau de grave de Sphear est légèrement rehaussé pour une utilisation nomade en environnements bruyants. » Je confirme. Vous aimez les basses ? vous allez être servis ! moi qui justement n’aime que moyennement les basses trop présentes, je suis ravi.
InEAR_ILLUS03_FBlancAlors, entendons-nous bien (haha), la qualité musicale du Sphear n’est pas mauvaise, loin de là même. On a affaire à un casque très dynamique, la restitution des nuances n’est pas trop mauvaise compte tenu de la compacité d’un intra, mais je trouve le spectre un peu trop tiré vers le bas. Du coup, les médiums paraissent un peu écrasés. La comparaison directe avec le Gratitude le confirme : on perd en médium. Bon par contre, par contraste, le Gratitude semble manquer totalement de basses.
J’avoue qu’en définitive, je suis assez perplexe, voire indécis, sur le sort à réserver au Sphear. Les premières écoutes m’ont paru assez éloignées de ce que j’aime en général, mais j’avoue qu’en utilisation nomade en environnements bruyants, comme le dit la pub, le résultat est plutôt convaincant. Le léger surplus de basses permet de s’isoler plus facilement du bruit ambiant. En revanche, en milieu calme, genre au bureau, je continue de préférer le rendu du Gratitude (sans parler de Stax…).

La la lalala La la lalala

Un petit Offspring plus tard, que reste-t-il donc à dire ? que je suis content d’avoir trouvé un casque qui répond sans doute parfaitement à la problématique de « l’utilisation nomade en environnements bruyants », mais qui ne pourra malheureusement pas servir dans toutes les situations. Je reste persuadé qu’avec un peu moins de basses, on aurait un produit qui frise l’excellence. Là, on doit se contenter du très bon.
A choisir entre le Gratitude et le Sphear ? pour un prix relativement similaire, les deux casques offrent un rapport qualité-prix très proche l’un de l’autre. Le Sphear est sans doute plus « moderne » dans son approche, plus à la page, là où le Gratitude se veut un peu plus old school, un peu plus neutre. Si j’étais totalement honnête avec moi-même, je devrais choisir le Gratitude. Mais la facilité d’écoute du Sphear dans le bus ou le métro le rend très attachant. Et au bureau, de toute façon, j’ai autre chose à me mettre sur les oreilles.

Packaging pile comme il faut, finition soignée, son très (trop ?) chaleureux, facile à vivre, tarif raisonnable, si ce n'était mon amour sans borne des médiums ultra-définis, je le conseillerais les yeux fermés. En l'état, il ne finira que sur la deuxième marche de mon podium.
  • Excellente finition
  • Facile à appréhender, flatteur
  • Des médiums un peu écrasés par des basses trop présentes

à suivre

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