# XBOX 360

Far Cry 3

 

C’est l’histoire d’un mec normal, américain, blanc, qui part s’amuser avec ses potes normaux, américains, blancs, sur une île paumée du Pacifique (normal aussi, le Pacifique, bleu). Manque de bol, sur l’île se trouvent des pirates, normaux, basanés, méchants, et des trafiquants de drogue, normaux, multi-ethniques pour le coup mais à dominante russo-ouralo-ukrainienne, et très méchants. Stéréotypé, Far Cry 3 ? meuh non, voyons… Ha oui, y’a aussi des japonais morts.

 

Vous voilà donc dans la peau d’un jeune américain qui se retrouve là où il n’aurait pas du être. Suite à un saut en parachute pas vraiment raté mais pas totalement réussi, vous êtes capturés par les pirates qui règnent en maitres sur Rook Island. Le jeu donne le ton très rapidement : les pirates sont violents, n’ont aucune morale, aucun honneur et n’hésitent pas une seconde à tuer, torturer, violer et autres trucs pas sympa en « er » si ça peut leur faire gagner de l’argent. Leur chef, Vaas, est sans doute la pire ordure que vous pouvez rencontrer dans un jeu vidéo. Vaas est fou. C’est un psychopathe doublé d’un sociopathe et il est probablement un peu schizophrène sur les bords. Et il vous a pris en grippe lorsque vous avez réussi à vous échapper de son antre. Malheureusement, votre frère ne réussira pas à se sortir des griffes de Vaas, et ce dernier l’éventrera à la machette sous yeux.

 

 

Heureusement, Rook Island n’est pas peuplée que de pirates. Les natifs de lîle, les indiens Rakyats, se battent pour échapper eux aussi au joug de Vass et de ses pirates, mais ils semblaient attendre un guerrier providentiel pour les mener à la victoire. Ce sera vous.

Si jusqu’ici l’histoire du jeu lorgnait vaguement du côté de La Plage, à partir du moment où vous recevez votre tatouage Rakyat, ça part un peu en couille. Ce qui ressemblait à un classique FPS « gentil contre méchantsss » se transforme peu à peu en une espèce d’odyssée mystique à travers la jungle. Votre guide, un guerrier Rakyat lui aussi, vous rappellera régulièrement que vous devez « suivre la voie de la forêt » et « écouter les esprits de la forêt ». Ce mélange mi-réaliste, mi-fantastique a un peu de mal à prendre et je pense qu’on aurait pu s’en passer sans trop de peine.

Du moins, jusqu’à votre rencontre avec la grande prêtresse des Rakyat, Citra. Pour ajouter un peu aux stéréotypes, la prêtresse est bien évidemment une bombasse exotique habillée avec un petit haut en cuir trèèèèèèèèèès moulant. Bon, c’est la sœur de Vaas, mais elle a l’air moins tarée que son frangin et semble lui vouer une haine farouche. Il vous faudra prouver votre valeur à Citra en remplissant diverses quêtes qui montreront à tous les Rakyats que vous êtes bien le guerrier de la légende.

 

 

La construction du jeu est on ne peut plus classique. Une histoire principale faite de quêtes qui vous sont assignées par les divers protagonistes que vous croisez et des quêtes secondaires plus ou moins obligatoires.

Ces quêtes secondaires sont d’un intérêt assez relatif, ça va du « mouais bof » au « booooooah allez pourquoi pas », en passant par « moui, j’ai déjà vu ça quelque part, mais où ? ». Facile, la réponse est : dans Assassin’s Creed. Far Cry 3 emprunte énormément d’idées à AC. Exemple, pour dévoiler la carte de l’île au fur et à mesure, vous devez monter au sommet d’antennes radio pour y désactiver des brouilleurs. Certaines missions exigent que vous tuiez un chef pirate discrètement, avec votre machette (ouais, c’est discret la machette, même que). Il arrive régulièrement que vous soyez obligés d’escalader un échafaudage pour aller récupérer un artefact qui se trouve tout en haut. Si certaines idées sont rigolotes (massacrer une bande de chiens sauvages au lance-roquette), d’autres sont franchement ridicules. Et la réalisation pèche par excès de zèle : on est dans un FPS et votre personnage n’a pas la grâce ni l’aisance d’un Ezzio Auditore.

Ceci mis à part, le reste du jeu tient plutôt bien le route. Les graphismes sont jolis et soignées, la bande-son efficace, l’animation sans faille. La quête solo complète vous occupera une bonne vingtaine d’heures (si vous n’êtes pas un acharné du FPS) et le mode multi coop à 4 s’avère bien foutu, avec sa propre petite histoire sur Rook Island. Pour varier les plaisirs entre deux quêtes, le jeu se prend presque pour un jeu « bac à sable » et vous êtes libres de vous déplacez sur la carte, à pied, en deltaplane, en voiture ou en jet-ski. Pour le reste, Far Cry 3 est un FPS très classique : des armes à feu variées, des grenades et des cocktails molotov, du C4, des mines, une vague dose de RPG (votre personnage évolue et gagne des compétences avec l’XP) en plus.

 

 

Si les quêtes secondaires manquent un peu d’originalité, on se prend toutefois au jeu. J’ai éteint ma console à chaque fois en me disant « bon, c’est quand même un peu tout le temps la même chose », mais je ne pouvais pas m’empêcher de la rallumer le lendemain pour progresser dans l’histoire. Est-ce que c’est là la marque des grands jeux ? difficile à dire. Si j’ai pris du plaisir à finir le jeu, il est fort probable que je n’y rejouerai jamais (alors que j’ai fait 4 fois Mass Effect 1…).

Le jeu se paye quand même le luxe d’un petit questionnement philosophique sur la nature humaine. Au départ du jeu, vous n’êtes qu’un jeune et riche américain de plus. Confronté à la violence des pirates de Rook Island et à la nécessité de survivre, vous deviendrez une véritable machine à tuer pour sauver vos amis, qui ne vous reconnaitront plus.

Mention spéciale au doublage FR, qui est d’un très très bon niveau, sans doute le meilleur doublage français que j’ai vu depuis un bon moment. L’acteur qui double Vaas est tout simplement génial, pile-poil dans le ton, très convaincant. Du coup, je crois que je préfèrerais ne pas le croiser dans une ruelle sombre, tard le soir…

 

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xvkiz5_far-cry-3-trailer-de-lancement-fr_videogames[/dailymotion]

Note sur 10 7
FPS assez classique sur le fond et plutôt soigné dans la forme, Far Cry 3 se révèle être un très bon passe-temps en cette fin d'année. Pas assez original pour être un excellent jeu, mais suffisamment bien foutu pour être un très bon FPS.
  • On y revient... juste pour voir la fin...
  • Une progression très bien maitrisée
  • Petit manque d'originalité
  • Une re-jouabilité limitée

à suivre

Commentaires

2 réponses à “[XBOX 360] Far Cry 3”

  1. DocWan dit :

    C’est bien de noter que Michael Mando, l’acteur qui donne son génie à Vaas, est également celui qui a assuré le doublage français du personnage, d’où son excellente qualité ! (même si je trouve la VO encore supérieure. Et là, énorme merci à Ubi de proposer l’option du choix de la langue ingame via le menu option !)

    Did I ever tell you the definition of insanity ?

  2. DocWan dit :

    Ha ouais, encore une chose, pour moi, la coop est exactement ce que Far Cry 3 aurait été avec un mauvais solo. Des zones qui s’enchaînent sans aucun rapport, des vagues d’ennemis qui affluent presque à l’infini, une approche discrète quasi impossible, du shoot stupide et vide. Alors oui c’est un plus, une sorte de bonus et je ne le juge pas dessus mais c’était clairement dispensable.

    J’ai passé un moment fantastique sur le solo, avec une envie d’y revenir chaque jour très forte jusqu’à la fin (et même au-delà, ayant poussé le jeu à 1 000 G) mais cette campagne coop ne me laisse aucun souvenir.

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