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Quattro Days, l’anniversaire by Audi

A l’occasion de l’anniversaire du système Quattro, Audi nous a convié sur le circuit Bugatti, au Mans, pour venir essayer les derniers modèles 4 roues motrices de la marque aux anneaux. Evidemment, on n’allait pas y aller en train…

La cavalerie TDI

Au départ de Paris, on aligne 4 modèles, tous équipés du fameux Quattro : une A3 TDI 150 ch, un Q3 TDI 170 ch, un SQ5 TDI 313 ch et une A6 bi-TDI 313 ch également. Direction le Mans par les petites routes, ce sera l’occasion de passer au volant de ces 4 modèles pour s’en faire une idée.

La cavalerie.

La cavalerie.

L’A3 en boîte manuelle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Comme la plupart des Audi, on est dans une jolie petite berline bien finie, mais au final sans grande saveur. Le moteur de 150 ch est même par moment légèrement à la peine, le turbo ayant tendance à avoir un peu de latence au démarrage. Pour le coup, j’aurais bien aimé avoir une boîte DSG.

Idem avec le Q3. Le moteur a certes un peu plus de répondant, mais la position de conduite en hauteur ne m’apparait pas vraiment comme un atout. Je l’avoue sans peine : je préfère les voitures bien plus basses et les positions de conduite plus… allongées. Encore une fois, pas une mauvaise voiture, mais rien qui ne me fasse me relever la nuit.

L’A6… là, OK, on rentre dans un autre monde. Le V6 Bi-TDI associé à une boîte automatique fait des merveilles. La voiture est énorme, large, longue, lourde, mais on l’oublie très vite tant les commandes sont douces et la direction précise. On s’amuse avec l’ordinateur de bord, on règle les suspension dans tous les sens, on joue avec les palettes au volant et le mode séquentiel de la boîte de vitesse… bref, on est vraiment, vraiment bien dans cette A6. Là, oui, je serais bien reparti avec le soir.

Quant au SQ5, je n’ai malheureusement pas pu en prendre les commandes. Mais confortablement installé à l’arrière pour la dernière étape de retour sur Paris, je n’ai pas vu passer les kilomètres. Et notre chauffeur du moment semblait parfaitement comblé par la conduite. Mais j’apporte tout de même des réserves identiques à celles faites sur le Q3 : je n’aime pas les SUV.

Quattro vs … duettro ?

A notre arrivée sur le circuit du Bugatti, nous avons été accueillis par d’autres représentantes de l’univers Quattro, dont un tout nouveau et très attendu RSQ3, la version la plus musclée du petit SUV. Sur le circuit, deux ateliers destinés à nous faire découvrir les atouts du Quattro par rapport aux deux roues motrices.

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RSQ3 à l’affût.

Direction le premier atelier, un mini-slalom dont le départ se fait sur une bâche plastique recouverte d’un mélange glissant dont on nous assure qu’on préfère ne pas connaitre la composition. Autant dire que les premiers mètres sont délicats à gérer, d’autant plus qu’on nous enjoint à démarrer pied au plancher.

Avec une A5 standard, le résultat obtenu est assez conforme aux attentes. Le démarrage est un festival de clignotement de l’anti-patinage et le slalom nous rappelle qu’on est dans une traction un peu pataude. Avec la version Quattro, le démarrage est largement plus rapide, c’est assez nettement sensible. Le reste du slalom en revanche reste à peu près du même acabit : l’A5 est une routière, pas une sportive.

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A5 au slalom.

Le deuxième atelier quant à lui doit nous démontrer la supériorité des 4 roues motrices dans des situations censées représentées des « cas de tous les jours ». J’avoue, la pertinence de cet atelier m’a un peu échappé, mais ça m’aura au moins permis de remporter le prix de celui qui renverse le plus de cônes de la journée. Encore une fois, on oppose des voitures deux roues motrices, des A3, à leurs équivalents 4 roues motrices, à savoir des S3.

Premier passage avec un virage extrêmement serré, volant braqué à fond et en roulant au pas, puis extraction du virage pied au plancher (genre vous êtes un peu optimiste à un cédez-le-passage en courbe). La traction ? elle patine assez prévisiblement tout ce qu’elle peut du train avant. La Quattro ? les roues arrières compensent la perte d’adhérence du train avant et on se sort de cette situation « dangereuse » avec beaucoup plus d’efficacité, le train arrière nous gratifiant même d’une petite virgule assez sympa. Toutefois, cet exercice permet également de constater qu’il y a beaucoup de remontée de couple parasite dans le volant et c’est pour tout dire assez désagréable. Le second passage devait représenter un virage rapide qui se ressert, mais ce n’était pas très convaincant.

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A3 au départ.

Un quiz et de la pub

La journée se termine par un jeu, un quiz par équipe sur l’univers Audi et Quattro. Il va sans dire que c’est mon équipe qui a gagné, pour la gloire de V2G.

Si le quiz était assez sympa dans l’ensemble et qu’on y a appris quand même deux trois trucs, on ne peut s’empêcher d’y voir la patte du département marketing d’Audi, qui se permet au passage d’égratigner la concurrence allemande qui, ces derniers temps, attaque fortement le front des 4 roues motrices.

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A6 BiTDI quattro 313 ch… OK, ça je prends.

Au final, je suis rentré chez moi avec en tête quelques confirmations sur ce que j’imaginais  à propos des Audi. Ce sont d’excellentes voitures, bien conçues, bien construites, bien finies, peut-être bien ce qui se fait de mieux dans le segment premium. Mais ce sont des voitures au final assez fades en terme de sensation. Oui, je serais bien rentré chez moi en A5 Sportback Quattro, histoire d’avoir une berline confortable pour avaler des kilomètres. Mais non, ce n’est pas ce que je choisirais comme voiture plaisir.

Et puis c’est définitif : j’aime pas les SUV.

Merci à MyGT.fr pour les photos, j’ai la flemme de traiter les miennes… big up Victor !

Le soleil, le circuit du Bugatti, des voitures... une bien belle journée. Quant au Quattro, s'il apporte effectivement un surplus de sécurité et d'efficacité, il n'apporte malheureusement pas ce supplément de folie qui fait qu'une voiture procure avant tout du plaisir.

à suivre

Commentaires

Une réponse à “[Voiture]Quattro Days, l’anniversaire by Audi”

  1. MasterLudo dit :

    Une petite A6 break quattro diesel dsg, la voiture pratique et sympa pour enquiller des bornes au régulateur en France 😀

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