# Vie de Gamer

God of War: Ragnarök, le jeu de la daronnade.

Alors je le dis dès le début, je ne vais spoiler. Lisez, si ça ne vous gêne pas, que vous préférez le chemin à la conclusion, que vous ayez déjà fini le jeu ou que vous n’avez même pas envie d’y jouer ( et j’espère vous faire changer d’avis du coup).

Mitigé au début.

Mettez déjà ce son pour commencer.

Je prends le temps d’écrire un truc sur un jeu que tout le monde a presque déjà fini, parce que ce jeu m’a bouleversé et je ne crois pas qu’une minute me suffirait pour que je vous explique toutes les façons dont j’ai aimé jouer ce jeu.

Pourtant, pas facile au début, les premières heures étaient un peu « chiantes » , le gameplay ressemblait au premier épisode, on a plus la surprise graphique qu’on avait eu avant. On est sur une suite attendue, tellement que la première scène est même exactement la dernière scène du jeu précédent. On s’y attendait et je ne lui ai pas donné de chance. J’ai mis le jeu de côté plusieurs semaines, et je ne sais honnêtement pas pourquoi j’ai recommencé, peut-être parce que Kratos est un ami d’enfance et que le voir chiant ne me plaisait pas.

Et j’ai bien fait, le gameplay arrive peu à peu à devenir varié et plaisant, le bestiaire est assez divers, peu de « variation » de couleur, mais y’en a hein, mais juste on arrive à l’oublier grâce à la variété des armes et du gameplay, pouvoir jouer Atreus, être épaulé des nains ou de Freya, c’est exactement ce qui manquait au premier. De l’air, de la camaraderie je dirais.

Et on découvre au fur et à mesure, les idées géniales de storytelling. Mais avant d’en parler, je valide les critiques sur le menu indigeste du jeu, j’ai découvert des pans entiers au bout de 20h de jeu, parce que je me faisais rouler dessus. La carte est inutilisable. Le gameplay est hyper dynamique est varié, mais il faut rester dans le jeu pour ne pas perdre les mécanismes, si on laisse le jeu deux trois jours, on oublie tout et j’avoue avoir voulu jeter la manette plusieurs fois, heureusement, l’écriture m’a retenu à ce moment.

Atreus le coeur et le souffle du jeu

Le jeu a raisonné en moi, d’une façon particulière, la relation entre Kratos et Atreus est le fondement de qui est rare dans un jeu vidéo. ce jeu parle de la parentalité, notamment très « père », Kratos n’est pas l’image du père attentionné qu’on a en tête. Mais depuis cette nouvelle version de Kratos, il y a quelques aspects touchants chez lui, Kratos me rappelle nos darons, ceux du « bled », ceux qui aime à leur façon sans trop le montrer. Ceux qu’on a essayé de changer, Atreus y arrive. Il galère, il ne l’écoute pas, il se rebelle, il lui ment mais il tient à son père et à changer leurs « voies ».

C’est un véritable drame auxquelles on assiste, la destinée est écrite dès la fin du premier jeu et Atreus va tout faire pour s’en sortir, au fur et à mesure Kratos l’écoute, apprends et comprends, ils deviennent meilleur à deux.

Je ne dis que pas que j’ai chialé mais il pleuvait dans mon appartement, ces scènes, nombreuses me faisait tout oublier, ça résonne avec mon fils, avec mon père, les personnes qui ont écrit ce jeu ont retransmis mes angoisses d’être père. Je ne crois pas avoir vécu ça ailleurs dans une œuvre de fiction.

Non je ne vais aller tuer ODIN, mais les réflexions de Kratos, Mimir, Freya ou Atreus, marchent coup sur coup, la philosophie pour les nuls ? Peut-être, je crois pas, je sens une volonté certaine de propager un message humaniste et d’amour dans un jeu où l’on déboite les gens en deux. Incroyable.

Le jeu arrive à nous parler de deuil, d’égoïsme, d’alcoolisme, de vengeance à des moments où on s’y attend le moins, en plein combat contre Thor, on comprend le poids de son père toxique, on voit comment Sif a des valeurs, comment Odin est vraiment l’égoïsme divin à son apogée. En plein combat, ça surprend et ça fait du bien. La relation de Freya avec son frère, la gestion de son deuil, tout est poignant, bon sang que ce jeu est poignant, plus j’y pense, plus j’ai des exemples qui remonte, une pépite.

En jouant Kratos, j’ai même écouté Atreus lors du combat contre le loup, pas seulement parce que le jeu me forçait, mais je l’ai fait en ne « tapant » pas la bête parce que Atreus ne voulait pas. Le jeu a pris en compte mon choix, c’était fou et inattendu. Atreus marque Kratos et le joueur, on devient presque son père, on ne joue plus Kratos, le God of War, mais Kratos le père d’Atreus.

« Devenir meilleur pour nos enfants » c’est que je retiens du jeu et rien que pour ça.

Le jeu qui m'a le plus réfléchir sur la vie depuis un bon moment. Voilà.
  • L'écriture
  • Gameplay très varié
  • La richesse du contenu
  • LES MENUS
  • Gameplay très varié

à suivre

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