# Test PS3

R.U.S.E.

Tout auréolé de leur premier succès avec Act of War, il aura fallu près de cinq ans pour découvrir enfin le nouveau rejeton de l’équipe d’Eugen Systems : R.U.S.E. Si Act of War en son temps avait sû intelligemment reprendre à son compte le meilleur des jeux de stratégie existants, allant jusqu’à concurrencer avec brio le ténor du genre Command & Conquer, R.U.S.E. propose quant à lui une toute nouvelle expérience que pourra vivre bien évidemment les joueurs PC mais désormais également ceux jouant sur consoles HD !

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En route !

L’intrigue de R.U.S.E. se situe durant la Seconde Guerre Mondiale. Le commandant américain Joe Sheridan est alors mandaté sur une mission des plus périlleuses : quitter l’Afrique du Sud pour rejoindre l’Allemagne en menant ses troupes blindées saines et sauves. Durant son périple, il lui faudra élaborer sa propre stratégie, espionner le camp ennemi et user de tous les subterfuges et autres ruses pour atteindre son objectif. Italie, France, Hollande, les Ardennes et enfin Allemagne : la route sera longue pour notre commandant !

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Zoom Zoom !

vdg_ruse_04.JPGLa première particularité de R.U.S.E. est d’avoir été conçu pour convenir aussi bien à des joueurs sur consoles que sur PC. Un pari loin d’être gagné quand on connaît le clivage qui existe entre les partisans de chacun de ces supports. Cette contrainte a donc demandé un travail particulièrement important chez less développeurs d’Eugen Systems pour proposer une interface de contrôles se montrant simple, intuitive mais assez profonde pour les plus stratèges. A tel point que R.U.S.E. peut se targuer de pouvoir se jouer à la souris, à la manette, mais aussi avec un écran tactile mais voire même avec le nouvel accessoire de reconnaissance de mouvements de Sony, le Playstation Move, puisque celui-ci se veut compatible ! Autant de possibilité de jouabilité pour satisfaire toutes les envies, c’est du jamais vu ! Cette facilité de prise en main repose essentiellement sur l’utilisation du moteur maison d’Eugen System, le IrisZoom Engine : grâce à ce dernier, la possibilité de zoomer à différentes échelles sur une map confère devient en effet un élément de gameplay à part entière. A niveau de zoom rapproché, il vous sera ainsi possible de contrôler vos propres unités lors des affrontements comme un commandant sur un champs de bataille; à niveau de zoom éloigné, vous troquerez votre casquette pour celui d’un général et élaborerez en temps réel votre stratégie ou prendrez des décisions importantes en fonction des réactions de vos ennemis. C’est comme si vous vous lanciez dans une partie de RISK dans laquelle vous pourriez contrôle exactement ce que fera chaque unité individuellement !

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Le roi du bluff

La seconde nouveauté introduite dans le jeu, suggéré par le titre, ce sont les ruses. L’usage de celles-ci oblige à repenser totalement tous les préceptes de STR connus jusqu’ici. Dans les jeux de STR classiques, les conditions de victoire reposent sur la capacité du joueur à réagir vite et à gérer ses ressources. Dans R.U.S.E., vos décisions seront dictées par votre capacité à anticiper les réactions de votre ennemi (espionner tous les ordres de missions de votre ennemi, découvrir la catégorie de bataillons envoyés, etc.) et à tenter des coups de « bluff » en utilisant des ruses pour le duper ( dissimuler vos bâtiments ou vos bataillons, envoyer des troupes factices, etc.). Imaginer déclencher une offensive avec des troupes factices que vous auriez créées et pendant ce temps, vos propres unités seraient elles dissimulées au sein d’un village en attente des ennemis dupés.

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Ruser comme un renard

Outre le mode solo qui propose un nombre conséquent de niveaux avec 23 chapitres à compléter, vous pourrez également accéder à un mode Batailles pour vous entraîner face à l’IA ou vous engager dans un mode Missions à 1 contre 1, seul ou en coopération sur des maps spécialement conçues pour ce mode. Mais le coeur de R.U.S.E. se trouve dans son mode multijoueur jouable en ligne jusqu’à quatre joueurs opposés ou alliés. Il vous sera ainsi possible de choisir entre six factions distinctes (France, Allemagne, URSS, Italie, Etats-Unis et Royaume-(Uni), chacune avec leurs forces et leurs faiblesses propres et fonction de votre style de jeu. En mode de configuration quatre joueurs, les maps sont réellement gigantesques, obligeant les joueurs à élaborer leur stratégie méthodiquement avant de se lancer dans la bataille. Dès le début des hostilités, un classement des joueurs sur les champs de bataille apparaît : plus vous détruisez des unités et vous emparez de bâtiments, plus votre cumul de points et d’expérience grimperont. Simple et addictif.

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Et la lumière fût…

Visuellement parlant, R.U.S.E. s’en sort plutôt bien. En zoom rapproché, on reconnaît sans mal les unités envoyés, même si l’habillage de l’environnement reste finalement assez sommaire. Plus on s’éloigne, plus on découvre l’étendu immense de la map (plus de brouillard comme dans les STR classique où on découvre la ma petit à petit) et un passage dans une représentation des troupes sous la forme de jetons comme sur un jeu de plateau : le moteur IrisZoom Engine se montre particulièrement performant et on ne note aucun ralentissement notoire, même lors des conflits. Quelques bugs de collisions persistent néanmoins en vue rapprochée mais restent mineurs. Enfin, le mode solo propose de belles cinématiques 3D appuyant un scénario finalement assez classique.

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Plus tactile que physique

vdg_ruse_02.JPGLa jouabilité au Playstation Move se révèle plutôt mitigé. Après un certain temps d’adaptation, on arrive à naviguer sur la map avec aisance et à contrôler ses troupes à peu de chose près. Ca c’est en phase calme. Dès que les affrontements éclatent, on peine à s’y retrouver entre les unités à fabriquer, à placer et les ruses à adopter après avoir regarder ce qui se passe dans le camp adverse. L’emplacement des boutons START et SELECT sur le PS Move permettant de mettre respectivement en pause et d’identifier les unités en détail n’est pas des plus aisé non plus. Les choses s’arrangent un peu mieux lorsqu’on utilise le PS Move et le navigation controller qui offre des raccourcis bouton pour l’ouverture des menus mais cela reste par moment fastidieux.

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Finalement, c’est la maniabilité à la manette ainsi qu’à l’écran tactile qui m’ont semblé les plus confortables. Le but est de toute façon que chacun se fasse une idée du type de jouabilité qu’il préfère et qu’il persévère. Car la force de R.U.S.E. réside dans son gameplay redoutable d’efficacité et d’intuitivité même pour des réfractaires au STR comme moi. La grande diversité des unités donne envie de progresser pour en découvrir des nouvelles. L’utilisation des ruses et la partie stratégie apportent un côté ludique et animé me rappelant les longues parties sur le jeu Advance Wars de Nintendo.

R.U.S.E. est disponible dans tous les magasins à compter du 9 septembre 2010 sur consoles Playstation 3, Xbox 360 et PC.

Site officiel R.U.S.E.

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Note sur 10 8
Examen réussi pour l'équipe d'Eugen Systems qui réussit haut la main leur passage sur console : R.U.S.E. propose en effet un gameplay fédérateur qui contentera autant les joueurs consoles que PC. La possibilité de choisir sa façon de jouer au jeu fait sa force, tout comme les différents degrés de jouabilité, au coeur de l'action ou tout en stratégie. Act of War voit en R.U.S.E. un digne successeur qui devrait nous réserver de nombreux adeptes notamment lors de parties multijoueurs en ligne.
  • Un large choix de jouabilité pour tout type de joueur
  • l'IrisZoom particulièrement performant
  • Gérer vos troupes ou jouer le stratège : à vous de choisir !
  • L'utilisation des ruses
  • Des modes de jeux variés autant en solo qu'en multi
  • Brouillons parfois dès qu'il y a beaucoup d'unités à l'écran
  • La jouabilité au PS Move pas évidente
  • impossible de jouer entre console et PC

à suivre

Commentaires

3 réponses à “[Test PS3] R.U.S.E.”

  1. Praska dit :

    Veux y jouer sur une table tactile, plus sérieusement ce jeu est peut être un lien entre le monde de jeu de plateau et le jeu vidéo .. oui rien que ça

  2. Eniotnah dit :

    Mmmmh étant fan de STR..je vais m’empresser de le tester =)

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