# Preview

Hitman Absolution

Il y a quelques jours, Square Enix a invité plusieurs tueurs à gage surentraînés et expérimentés pour leur faire découvrir Hitman Absolution.

 

Ce 5ème volet de la licence, développé par les danois de IO Interactive, nous glisse une fois de plus sous le crâne chauve et tatoué de l’Agent 47, poursuivi cette fois par son ancienne agence, l’ICA. Un scénario bien plus personnel qui met en scène un Agent 47 aux abois, obligé d’utiliser toute son expérience et son savoir pour disparaître. On découvre que le tueur le plus froid et implacable de l’agence cache finalement en lui un caractère très humain, ce qui va l’entraîner dans une quête plus dangereuse que jamais.

 

J’ai eu l’occasion durant une heure et quelques de découvrir une mission du mode solo, mais également le nouveau mode multijoueur intitulé « Contrats« , mis en avant par l’éditeur. Enfin un mode « multijoueur », certes, mais attention ! C’est un mode multijoueur asynchrone, c’est à dire que vous pouvez vous mesurez à vos amis, mais uniquement selon un système de scoring. Mais j’y reviendrai par la suite.

 

 

Avant de mettre la main sur le nouveau Hitman, je n’avais joué qu’au précédent, Blood Money. Et si j’ai quelque chose à lui reprocher, c’est que son scénario ne m’a pas vraiment marqué. Je ne saurai même pas vous le résumer en 2 phrases. Cependant j’ai bon espoir que Absolution va corriger le tir, et ce, dès la 1ère mission. Sorte de prologue, l’intrigue est lancée de manière simple, directe, et intégrée au jeu. Les cinématiques sont vraiment somptueuses, Square Enix oblige. D’ailleurs, le briefing m’a vraiment impressionné grâce à sa DA, son ambiance. On retrouve cet esthétisme, ce dynamisme et cette ambiance dure également visible dans les briefings de Call of Duty Black Ops (rassurez-vous, je trouve que c’est une qualité, par un défaut !).


[youtube]http://youtu.be/uOj8ps7-2Po[/youtube]

 

Nous voilà près d’une villa en bord de mer, à la recherche de Diana Burnwood, l’ancien agent de liaison de 47. Celle-ci est devenue gênante pour l’ICA, et doit être éliminée. Pour la trouver, il faut s’infiltrer dans la Villa depuis l’enceinte extérieure. Afin de (re)prendre rapidement et facilement les commandes en main et de découvrir les nouveautés gameplay apportées par ce 5ème opus, une voix nous guide lors de cette première phase d’infiltration. J’ignore à l’heure actuelle de qui il s’agit. Cependant, ses conseils sont avisés, et le joueur redevient rapidement le tueur expérimenté qu’est 47. Surtout que le tutoriel s’inscrit de manière fluide dans la progression du joueur jusqu’à l’intérieur de la Villa. Pas de fenêtres d’explications intempestives avec 20 lignes de texte à lire. On est vite dans le bain.

 

 

L’environnement dans lequel on évolue est vraiment poussé graphiquement. Le nouveau moteur Glacier 2 fait des merveilles, et les décors fourmillent de détails. Tout a l’air si vivant, si réel. De plus, de nombreux éléments de décor sont désormais interactifs, et se montrent fort utiles pour aider 47 à s’infiltrer, voire à éliminer des gardes. Prenez un mug oublié par l’un d’entre eux, et jetez-le à l’opposé de là où vous désirez passer. Ce bruit de casse va attirer l’attention du garde, et à vous la voie royale. À moins que vous n’ayez besoin de repasser par là par la suite et dans ce cas, il vaut mieux l’éliminer une bonne fois pour toute. Reposez le mug, attrapez le couteau qui a servi à découper des parts de pastèques, et égorgez ce pauvre père de famille qui ne bossait à la sécurité de la Villa que pour nourrir sa femme, ses 3 gosses, et son beau-père malade. Il ne vous reste plus qu’à cacher son corps dans la mer, en le jetant par la falaise, ou bien dans le box servant à ranger le matériel de jardinage. On remerciera les développeurs pour avoir eu l’astuce de permettre au joueur de cacher jusqu’à 2 corps au même endroit si c’est assez grand, voire d’y dissimuler un corps, et se cacher soi-même car le garde égorgé s’est un peu débattu, ce qui a attiré l’attention d’un de ses collègues non loin. On retrouve les même mécanismes que dans le précédent Hitman. Jusque là rien de nouveau. On tue, on cache le corps, on continue.

 

 

Mais imaginez qu’un garde vous surprenne malgré votre discrétion. Il sera possible de feindre de vous rendre, afin qu’il vienne vous ligoter/menotter. Et là, tel le crocodile caché sous l’eau, d’une vitesse fulgurante et d’une dextérité sans égale, vous lui saisissez son arme, envoyez un direct dans sa pommette droite pour l’étourdir, et le voilà prêt à servir de bouclier humain ! Mais attention, certains gardes sont plus coriaces que d’autres et un corps à corps s’engagera. Il faudra alors suivre un système de QTE (QuickTime Event) et presser les bonnes touches au bon moment pour frapper/parer et sortir vainqueur. Même sans arme, l’agent 47 est une véritable machine à tuer. On alterne ainsi entre infiltration discrète, et affrontement sportif.
Bien entendu, si le silence, la furtivité, la discrétion et la subtilité ne sont pas votre point fort, vous pouvez tout à fait dégainer un ou deux de vos Colt 1911 modifiés et tirer à tout va. Et si vous manquez de puissance de feu, ramassez donc le SPAS-12 de ce garde.

 

 

Durant votre progression, vous serez amenés à changer plusieurs fois de déguisement afin de passer inaperçu en fonction de la zone dans laquelle vous évoluez. Un jardinier dans un jardin, ça passe. Dans le salon au milieu d’agent en costard, ça passe moins. Surtout que vous attirerez forcément l’attention des gardes avec votre crâne chauve, et il faudra songer à se vêtir comme un agent d’entretien, si jamais ils cherchent un individu déguisé en jardinier. Mais là encore, c’est une situation classique de la licence Hitman.

 

 

Cependant votre ruse et votre adresse vous permettent enfin d’arriver auprès de votre objectif : Diana Burnwoods. Séquence sexy, elle est sous la douche hahaha. Elle vous explique qu’elle comprend, mais que les enjeux ont changé. Il va falloir retrouver une jeune orpheline nommée Victoria et la protéger. Exécution du contrat, fin de la mission, nouvelle cinématique. Bienvenue dans Hitman Absolution.
Un mode solo qui promet aussi bien graphiquement, que dans le gameplay ou dans l’histoire. J’ai hâte de pouvoir le tester plus en profondeur ! Néanmoins, j’émets quelques réserves sur les graphismes, étant particulièrement pointilleux. En effet, le jeu est tellement poussé, si réaliste, que cette volonté du détail est trahie par les limitatons matérielles et logicielles. On retrouve un peu partout les mêmes textures servant pour les magazines, ou les pochettes d’album par exemple. Qui peut aimer un album au point d’en avoir 6 exemplaires chez lui ? 😉 De même, il n’y a aucune logique dans la collection de tableaux de la Villa. Que vient faire une œuvre du Classicisme à côté d’une œuvre impressioniste ? Je vous le demande ! 😀
De plus, les textures sont inégales. Prenons par exemple un ordinateur portable et un magazine, tout deux posés côte à côte sur une table. Le magazine est parfaitement lisible, tandis que l’écran de l’ordinateur est une bouillie infame et baveuse de pixels. Dommage :/ Mais pour en avoir discuté avec Teis Anker Mikkelsen, l’un des producteurs, ils vont s’en occuper très vite. Plutôt classe comme réaction, non ? (Je précise pour le problème de texture que c’était sur X360. Coucou les haters :p )

 

 

Pour aborder rapidement les différentes nouveautés introduites par Hitman Absolution, je vous ai déjà parlé de pouvoir faire diversion avec des objets du décor, ainsi que de pouvoir cacher plusieurs corps au même endroit. Mais un des points forts de ce jeu, est la mise en application gameplay de l’expérience et de l’entrainement de l’agent 47. Il sait s’adapter rapidement à son environnement, et observe en permanence autour de lui. Il est ainsi capable de concevoir et exécuter rapidement des stratégies à suivre. Cela est retranscrit pour le joueur avec l’apparition du mode « instinct ». Une simple pression sur l’un des boutons, et tous les éléments notables sont mis en évidence. Les gardes apparaissent en transparence à travers des murs, leur itinéraire est indiqué au sol sous forme de petites flammes. La clef à molette à votre droite, le disjoncteur au fond de la salle, le placard dans le coin opposé vous sautent aux yeux. De quoi analyser rapidement tous les moyens pour vous frayer un chemin rapidement, de manière fluide.

 

L’expérience de jeu s’en retrouve améliorée, mais pour le puriste, le joueur qui ne veut compter que sur ses talents à lui ? Que va-t-il penser de cette solution de facilité, de cette accessibilité démesurée ? Surtout que conjointement à ce mode instinct, il a désormais la possibilité d’éliminer de nombreux gardes d’un seul coup, de manière on ne peut plus efficace : le « Point Shooting ». À la manière du Mark and Execute de Sam Ficher dans Splinter Conviction, 2/3 pressions de touches pour activer le monde instinct, désigner les différentes cibles à abattre, et voilà les 5 gardes qui vous menaçaient au sol, un trou béant dans le crâne.
Mais ce mode instinct est régit par une jauge qui se vide rapidement lors de son utilisation. C’est dommage car cela permet également de passer un peu inaperçu lorsque vous êtes déguisé, et qu’un PNJ se montre un peu trop suspicieux à votre égard.
Le joueur peut donc désormais passer d’un comportement discret orienté infiltration à celui de tueur violent. Ce virage gameplay initié par Splinter Cell Conviction risque d’être décrié par les puristes et les amoureux de la licence. Cependant, les possibilités de jeu sont nombreuses, et chacun y trouvera son compte.
Ce trailer vous montrera en deux temps ce dont je veux parler.

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=TNgFiBSCFeY[/youtube]

 

C’est l’occasion de parler des différents modes de difficulté. Il y en a 5, divisés en deux catégories :

– La catégorie A vous permet de choisir entre easy et medium. Vous aurez accès à tous les éléments d’interface, et votre jauge d’instinct remontera progressivement au cours du temps, pour y avoir accès à tout moment.

– La catégorie B est divisée en 3 difficultés. Hard, Pro, et Puriste. Mise à part la jauge d’instinct qui ne remonte pas seule (il faudra éliminer des ennemis discrètement pour la faire remonter un peu par exemple), des éléments d’interface disparaissent. Le pire étant en mode Puriste, vous n’aurez que votre crosshair à l’écran. Pas de mini-carte en bas à gauche pour voir où sont les ennemis. Pas d’indication sur le niveau de votre barre d’instinct, ni sur l’arme en main, ni l’état de votre chargeur. Rien. Il faudra donc être attentif et compter ses balles ! Mode Puriste je vous dis 😉 De plus, les ennemis sont beaucoup plus au taquet, et en 2 balles vous êtes mort.
Néanmoins vous ne serez pas tout nu dans votre progression puisque de nombreuses indications sous forme de notifications vous diront si vous êtes près d’un corps, d’une planque, de l’état d’alerte des ennemis, si la zone où vous êtes est hostile ou pas.

 

 

Encore là ? Vous êtes courageux, curieux, ou bien vous voulez en savoir plus sur le mode Contrats !
Le mode « contrats » est un mode « multijoueur » hérité de la manière dont la communauté Hitman s’est réapproprié les anciens jeux de la licence et a inventé un nouveau système de jeu. Les développeurs se sont rendus compte du potentiel que ce mode représentait, et a décidé de l’intégrer dans Hitman Absolution.
Il s’agit d’un mode multijoueur asynchrone basé sur un système de défis, de performances, et donc de scoring. Le principe est très simple : vous réalisez une mission de la manière qui vous plaît le plus, en choisissant et en indiquant vous-même quelles sont les cibles à éliminer, et sous quelles conditions. Une fois la mission réussie, vous la partagez avec la communauté, et offrez ainsi la possibilité à vos amis, ou n’importe quel joueur dans le monde de réaliser la même mission selon les mêmes contraintes que vous vous étiez fixées. Si vous avez tué tel policier dans Chinatown en l’étouffant avec un poisson frit, déguisé en clown, alors les joueurs relevant le défi de votre contrat devront éliminer ce même policier de la même manière, sous peine de perdre de nombreux points une fois le contrat exécuté, et ainsi accepter humblement que vous êtes meilleur qu’eux. Il s’agit donc de jouer les copycat, mais en étant meilleur ! Car si vous parvenez à accomplir la mission plus rapidement, les points bonus viendront gonfler votre récompense finale, à savoir le paiement du contrat. Détail amusant, l’argent des contrats est déposé sur votre compte en banque caché dans un mystérieux paradis fiscal. Cependant, il existe la possibilité qu’une partie soit interceptée et saisie par le FBI lors du virement. Je n’en sais pas plus pour l’instant, n’ayant pas été victime de ça, mais je n’en ai pas moins pu voir l’option lors du hands-on. Ce sont les petits détails comme ça qui font la qualité d’un jeu.

 

 

D’autant plus que le détail, ce n’est pas ce qui manque. Pour avoir réalisé une mission contrat dans Chinatown, l’environnement est impressionnant ! Une fois passée la double porte magnifiquement ouvragée de Chinatown, c’est une foule d’une densité rare qui se presse contre vous, qui vous malmène alors que vous tentez de vous frayer un passage. Sur votre droite, un cuisinier fait sauter les légumes de son wok, tandis que sur votre gauche, deux policiers discutent dans l’ombre en surveillant un vendeur louche qui tente d’arnaquer les badauds. Un peu plus loin en face de vous, un bureaucrate s’affaire au téléphone dans l’intimité d’un kiosque, dont l’accès est protégé par ses nombreux gardes du corps. De nombreuses ruelles sont là pour vous permettre de vous changer discrètement tout en cachant un corps assommé ou zigouillé. Sinon vous pouvez passer par les égouts. Mais n’oubliez pas d’aller récupérer la cassette vidéo des caméras qui surveillent toute la place. Du détail à en revendre je vous dis !

Vous n’avez pas tout suivi sur le monde Contrats ? Pourquoi pas une vidéo des développeurs qui vous l’expliquent en réalisant une démo commentée pour vous ? 😉 (VOSTFR en plus !)

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=L3DFiI68JIU&feature=player_detailpage#t=357s[/youtube]

 

Alors, allez-vous craquer pour l’une des 3 éditions du jeu ?

 

L’édition Standard : le jeu, juste le jeu. Mais quel jeu !

L’édition PRO, pour les joueurs exigeants et curieux.

L’édition DELUXE, pour les puristes, les amoureux de la licence.

 

Conclusion : 

Je suis conscient que vous n’avez jamais vu une preview aussi longue, et vous avez très envie de me zigouiller avec une corde à piano. Mais si comme moi, incarner l’agent 47 vous procure un vrai plaisir, vous devez savoir qu’il reste tant à dire sur ce jeu, sur les innombrables possibilités qu’il nous offre, et que je n’en ai effleuré que la surface, notamment au niveau du scénario, qui promet de nous révéler l’épisode de la maturité pour l’histoire de 47.
Malheureusement, je crains que pour parvenir à faire ressortir un peu ce nouveau Hitman par rapport aux jeux de ces 2 dernières années, les développeurs ont dû suivre le virage amorcé par Splinter Cell Conviction en permettant le bon gros bourrinage au lieu de chercher la subtilité d’une infiltration discrète.
J’ai également peur que le doublage ne soit, une fois de plus dans l’histoire des gros hits du JV, pas à la hauteur de la VO. Une fois de plus, je n’ai pu découvrir que la 1ère mission, mais une simple comparaison du briefing sur Diana Burnwood en anglais et en français laisse craindre une ombre au tableau. Surtout que la présence de personnages principaux (Diana, Victoria…) forts méritent d’appuyer leur présence avec un doublage excellent ! Heureusement que David Bateson a une fois de plus été rappelé pour doubler notre tueur à gage préféré (des rumeurs courraient comme quoi ce n’était pas le cas dans un premier temps…).

 

Comparaison du doublage FR/UK lors du 1er briefing :
FR :
[youtube]http://youtu.be/uOj8ps7-2Po[/youtube]
UK :
[youtube]http://youtu.be/FUdL0fueejs[/youtube]

 

Bon. Après toutes ces vidéos, ces arguments, ces détails croustillants, vous n’avez toujours pas envie d’y jouer ? Et si je vous dis qu’un groupe de femmes assassins est déployé pour vous éliminer ? Et qu’elles se déguisent en nonnes. EN NONNES SEXY ? Allez c’est cadeau !
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=-Iry9NHibBA[/youtube]

 

Sortie officielle de Hitman Absolution le 20 novembre 2012 sur X360, PS3 et PC (dispo avant à République hahaha :D).

 

à suivre

Commentaires

à lire aussi

Articles similaires

# Ma vie de geek
Portal Kombat