# Réflexion

Le Jeu vidéo Collector – Partie 3

Troisième partie de notre dossier sur les collectors

Collector : quelle assurance pour le consommateur ?

Après avoir détaillé ces définitions, on s’aperçoit bien vite que le consommateur n’est pas suffisamment informé sur la signification réelle de l’appellation donnée au jeu. Dans l’esprit du consommateur, il fera peu de différence entre tous ces termes. C’est d’ailleurs l’éditeur qui est coupable de préserver ce flou sur la nature exacte du produit proposé. Quand bien même le détail du contenu serait donné, il est rarement fait mention de la quantité exacte produite et mise en circulation sauf édition limitée dont il s’agit de l’argument majeur.

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Comme on l’a vu, réaliser une édition « collector » pour un éditeur est particulièrement rentable. Pour le revendeur par contre, c’est un cauchemar : du fait de l’absence de communication sur les quantités produites en suffisance ou non, le revendeur doit donc spéculer sur les quantités qu’il peut obtenir, quand il ne fait pas de système de pré – réservation. Pire : du fait de leur nature de one-shot, les collectors sont des produits qui ne peuvent être retournés à l’éditeur en cas d’invendus. Une grosse perte d’argent pour ces revendeurs en cas de mauvais calcul donc, qu’ils finissent par brader lors des soldes pour le bonheur des gamers à l’affût des bonnes affaires. Tout ceci contribue au manque d’informations autour des collectors.

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Mais le plus flagrant sur l’intérêt pour un éditeur de produire un collector, c’est bien entendu le prix de celui-ci. Alors qu’une version standard s’alignera en générale sur les prix pratiqués par l’éditeur maison et ses concurrents, par exemple 70€ pour un jeu next-gen, le collector, lui, voit son prix fluctué en fonction des attentes… ou pas ! Ce libre arbitre sur le prix du collector se justifie, d’après les éditeurs, par le coût de conception du jeu, sa qualité mais également le type de suppléments qui fait de ce produit un collector. Soit. Mais alors que penser des collectors accompagnés de goodies que l’on paye au prix fort pour finalement obtenir un niveau de qualité bien médiocre comme des figurines qui font peine à voir face à d’autres moins officielles et pourtant de bien meilleure facture ? Ou même des collectors certes de qualité mais qui atteint des sommets en terme de prix comme le récent DJ Hero Renegade où il vous faudra débourser tout simplement 200€ dans sa version Renegade (table, platine, valise) soit près de 1.500FF d’époque: c’était le prix des cartouches Neo Geo il y’a presque 20 ans! On n’est pas loin du foutage de gueule, tout simplement…

==> Prochainement: chapitre 4 – Jeu vidéo Collector: le label, la vraie solution?

A lire: Chapitre 2 – Jeu vidéo Collector: les appellations et le début dans le chapitre 1

à suivre

Commentaires

Une réponse à “[Réflexion] Le Jeu vidéo Collector – Partie 3”

  1. Choueps dit :

    Elle est vraiment bien cette SAGA (Nan j’ai pas dit SEGA !) sur les collector’s, elle prend une tournure à la Dallas …J’attends avec impatience l’EP 4.
    En plus le Jeu vidéo doit être surtaxé en France, on est de vraies vaches à lait : DJ HERO Renegade au USA 199$ ce qui donne 132€ en conversion brute !!! Soit je l’ai raté, soit ça peut devenir un sujet : Etude des prix des jeux vidéo dans le monde avec les répartitions : Editeurs, revendeur, …bref la totale quoi !!!
    Encore une fois, Trés bon sujet les collector’s j’adoooooore regarder les collectoooooor …et je coupe le son : Bye

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