Manga

Jirō Taniguchi, 5 œuvres pour commencer

Il y a quelques jours, Jirō Taniguchi nous quittait. Il fait partie des mangakas que j’idolâtre, il y en a peu. Je pourrais dire que je m’y connais en Seinen, mais non Taniguchi, Urasawa et Kishiro sont les trois seuls que je connaisse. Pourtant, Taniguchi maîtrise un art assez rare, presque japonais par définition, le minimalisme. Il a réussi à décrypter la complexité des humains et à en tirer l’essence des relations. J’aimerai vous partager quelques œuvres que vous devriez lire parce que c’est pour moi ce qui se fait de mieux en sincérité dans un manga.

Quartier Lointain

Ma première oeuvre, ma première claque. Ici, le héros se retrouve dans le passé, mais dans son corps d’enfant. Il reste l’adulte. C’est une jolie façon de parler des remords et de l’innocence de l’adolescence. Les problèmes de sa jeunesse reviennent notamment, sa relation avec son père. Cette oeuvre a été adaptée au cinéma, en France. C’était intéressant.

Le journal de mon père

Encore une histoire de père. Le héros évite sa famille et sa ville natale. Jusqu’à la mort de son père, lors de la veillé funèbre, il se rappelle de son histoire, de sa relation avec lui. Cet oeuvre est un joli pavé qui te fera pleurer, qui te fera sentir humain, qui rappellera pourquoi la famille et les liens sont importants. Attention, Jiro Taniguchi n’était pas bête, il te montrera une intensité que tu ne soupçonnais  pas en toi.

http://arbremonde.over-blog.com/article-le-journal-de-mon-pere-de-jiro-taniguchi-118915496.html

Un zoo en Hiver

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Une oeuvre encore personnelle, j’en ai déjà parlé sur viedegeek. C’est simplement l’histoire d’un homme qui veut sortir de sa routine. Qui veut aller plus loin que ses pieds l’amènent. C’est l’histoire de tous les gens qui prennent des risques pour devenir ce qu’ils sont au fond d’eux. C’est une belle oeuvre qui rappelle un autre bon titre « L’Homme qui marche » que je n’ai pas mis dans la sélection mais que vous devez lire évidemment.

Le sommet des dieux

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L’autre passion du maître, la nature, les monts, les sommets. C’est un manga particulièrement original. Ça parle de montagne, d’histoire, de photographie, de liberté, toujours avec une sincérité déconcertante. On prend une bouffée d’air, un air plein de poésie et de calme, un air qu’on peut reprendre quand les temps sont gris.

Les Rêveries d’un gourmet solitaire

Pour finir la dernière oeuvre que j’ai lu de lui, quelque chose d’assez frais. L’histoire d’un homme qui se promène pour découvrir les plats les plus populaires de la cuisine japonaise mais pas seulement. C’est extrêmement appétissant.

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Jirō Taniguchi

Je ne sais pas si c’est une bonne idée cette liste parce que toutes les œuvres du maître sont fantastiques. À chaque fois, sa sensibilité est palpable. Il décrit des humains d’une façon qu’on a rarement vu. Il décrit nos doutes internes, nos envies, nos aspirations. Il m’a inspiré tellement de choses. Son oeuvre est tout bonnement humaniste. Il voit bien le mal, il décide simplement de montrer la beauté de l’humain, dans les petites choses qui font qu’il est une merveille.

Merci.

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