# Interview

Sébastien Ruchet – Le patron de Nolife !

nolife.jpg

Quand Nolife m’a proposé de faire l’interview de Sébastien Ruchet, le PDG de Nolife, j’ai immédiatement dit oui ! Rencontrer un passionné ça me dit toujours, et là c’est le monsieur qui a permis la création de ma chaîne de télé préférée, rien que ça !

Salut Sébastien !

Sébastien : Salut

Image0.jpg

On va commencer tout simplement par le début, comment Nolife a vu le jour ?

A la base, il y avait Alex Pilot et moi, on avait une petite boite de production audiovisuel, on produisait des clips, des dvds et tout média en rapport avec le japon. En été 2006, nous avons entendu parler d’un nouveau système de diffusion de chaîne sur l’ADSL pas trop cher, on s’est dit que c’était pour nous ! On a commencé à diffuser chez Free grâce à notre capital de proximité (ami, famille, proches). Nolife est né tout début 2007 et on a commencé à diffuser le premier juin 2007, le temps de préparer la chaîne, de mettre au point le concept des émissions, on voulait parler de musique japonaise mais aussi de jeux vidéo et tout les thèmes associés. A ce moment, d’autres gens ont été tenté par l’aventure, notamment UneCaseEnmoins avec « Nerdz » ou Marcus de « Chez Marcus ».

En fait, c’est vos contacts et vos proches qui ont permis la naissance de la chaîne ?

Oui, en gros nous connaissions déjà la télé classique et ce n’est pas un monde où on peut faire ce qu’on veut. Il y a beaucoup d’argent en jeu, on se retrouve alors avec beaucoup de commandes, on vise le profit. Chez nous, on s’est dit qu’on n’aurait pas d’argent mais qu’on pourrait proposer à des gens une certaine liberté de ton et une originalité certaine, le tout à la télévision française.

Aujourd’hui vous avez combien de personnes qui travaillent chez Nolife ?

Il y a un peu plus d’une douzaine de personne.

Par rapport à votre début, vos modes de financement ont évolué ?

Au début, nous nous sommes lancé par passion, une chaîne petite mais avec un peu de publicité. Il est possible de diffuser de la publicité sur une chaîne adsl mais c’est difficile, en effet, il n’y a pas de mesure d’audience médiamétrie sur les chaînes ADSL, elle arrive en printemps. On a des chiffres mais pas ceux qu’attendent les « clients ». Avec notre capital de départ, on a tenu une année, là est arrivé Ankama.

Comment ce partenariat est né ?

Presque par hasard, suite à un reportage chez eux. Ankama est une boîte de jeux vidéo qui s’est développé ses dernières années, avec de l’édition Bd, magazine, des goodies et même des dessins animés. On a été impressionné et on a discuté avec eux ! Tout simplement ! Ils ont pris en charge le fonctionnement de la chaîne durant plus d’un an jusqu’à l’extension de la chaîne, ils ont essayé de nous amener vers le câble et le satellite mais malheureusement début 2009, on a eu quelques difficultés et la porte à la publicité s’est refermé.

Et c’est là que vous avez pensé à l’abonnement ?

Oui, on a commencé à avoir beaucoup de programmes en archive. On s’est demandé si on pouvait utiliser ça. On a fait un sondage pour savoir si un système payant pourrai faire l’affaire, on a beaucoup de retour positif et lors de la Japan Expo avec l’engouement des gens, il a été clair pour nous que l’abonnement web de Nolife était la solution. Depuis la fin de l’été, un site existe avec des offres d’abonnement multiples. Et là on voit que Médiamétrie va commencer sur l’ADSL au printemps 2010, le but de jeu c’est d’arriver jusqu’à là !

Vous vous basez donc sur le site Internet pour arriver à votre but, par exemple j’ai vu qu’il y avait eu une quinzaine Dragon ball, dont je suis un gros fan ( comme tout le monde), j’ai beaucoup aimé, pensez vous réitérez ce genre d’événement ?

Oui et non, oui c’est le genre de petit concept qui plaît à notre rédaction mais pour l’instant on travaille vraiment sur l’outil web, on essaie de mettre des nouveautés par exemple, la qualité HQ et le flux RSS , pour l’instant ça nous prends beaucoup de temps de maintenir le site. Tout dépendra des abonnements donc !

Pour revenir sur les programmes de la chaîne, j’ai vu que vous remettiez des séries sur Nolife, est ce un nouvel axe ?

Il faut savoir que Nolife c’est une chaîne musicale à la base, on diffuse de la musique japonaise et par le biais des quotas, on diffuse aussi des Indies mis à part ça on a les magazines, des émissions, des fictions, etc. Au début, on avait réussi à mettre des séries vraiment intéressantes et VOST : gunbuster, Kenshin, c’est pas n’importe quoi ! On a réussi à retrouver des partenariats intéressant pour les séries qui vont arriver !

Une petite question qui pourrai paraître étrange, avez-vous pensez à élargir le public ciblé par Nolife ? a mettre des émissions plus facile d’accès ?

C’est sûr que si on avait fait une chaîne de foot on aurai eu plus d’auditeur, mais ce n’est pas ce qu’on voulait faire ! On voulait créer une lucarne vers le monde des gens passionnés par la musique japonaise, les jeux vidéos etc. On a pas un public mais des publics, par exemple beaucoup ne regardent que la musique d’autre que les jeux vidéo et certains que les séries ! Non élargir la chaîne, n’est pas une solution, on aurai rien à apporter du coté généraliste.

Un dernier mot sur les abonnements ?

Un abonnement permet d’avoir accès à 2000 émissions, à des émissions spéciales, des avant premières mais ce n’est pas que ça, s’abonner à Nolife c’est aussi défendre une autre vision de la culture sur le paysage audiovisuel français. On compte beaucoup sur ça pour tenir sur jusqu’à l’arrivée de la pub.

(fin de l’entretien)

prix.png

Ce fût un réel plaisir de redécouvrir les locaux de la chaîne, j’aurai pu vous en faire une visite guidée mais j’attends un peu. J’ai été vraiment chanceux de pouvoir rencontrer ce monsieur, plein de passion, je remercie donc Nolife pour cette jolie interview ! En attendant, ne ratez pas le meilleur de Nolife , et abonnez donc , je vous garantis que vous ne regarderez plus la télé de la même façon !

à suivre

Commentaires

à lire aussi

Articles similaires

# Vie Du Blog
Nouveau Header