# Critique Roman

Video games de D.B. Weiss

 

Ça y est, je viens de finir la lecture d’un livre dont j’attendais beaucoup en cette rentrée littéraire : Video games, le premier roman de D.B. Weiss, le scénariste de Game of Thrones qui sera disponible dès le 18 octobre aux éditions Sonatine. Ce roman nous promet plein de belles choses et notamment de nous plonger dans l’univers du jeu vidéo, d’internet et des geeks ! Alors en tant que geek on a tendance à être emballé par l’idée !

 

Lucky Wander Boy

 

Adam Pennyman est un passionné de jeux à l’ancienne, ceux sur lesquels il jouait dans son enfance sur bornes d’arcade dans des salles bondées et grouillantes. Mais parmi tous ces jeux, l’un d’eux sortait du lot : Lucky Wander Boy. Un jeu apparu dans les salles en très peu d’exemplaires à travers le monde et qui n’a pas extrêmement bien fonctionné… Mais peu importe ! C’est son Saint Graal à lui ! Sinon dans la vie, Adam sépare son temps entre l’écriture de son catalogue des jeux obsolètes qui parle essentiellement de jeux anciens auxquels il jouait enfant comme Pac-Man ou Donkey Kong, et son travail pour une boîte qui crée des films et des jeux. Tire-au-flanc et employé médiocre, il n’est pas franchement passionné par son boulot mais il va vite le prendre très à cœur lorsqu’on lui propose de travailler au projet d’un film adapté du jeu Lucky Wander Boy !

 

Une énorme déception!

 

La quatrième de couverture nous annonce un « roman culte de la génération jeux vidéo », un roman « fascinant »… Je ne dois pas voir lu le bon roman alors.

Video Games est un roman fade sans contenu. Le héros, Adam Pennyman, est un raté complètement taré qui s’imagine que les jeux vidéo sont presque une religion. Il disserte sur Lucky Wander Boy et autres jeux réels ou fictifs, et philosophe sur le sens caché, profond, mystique que leurs créateurs ont voulu leur donner. Par exemple voilà un extrait de ce qu’il raconte sur Pac-Man :

On pense aussi au ‘besoin d’un marché toujours croissant » qui « répand la bourgeoisie sur tout le globe » (Manifeste du Parti communiste), avec la « vocation de s’approcher, par une augmentation quantitative, aussi près que possible de la richesse absolue » (Le Capital), faisant du Pac-Man l’antihéros capitaliste d’un monde utopique où les agents qui s’opposent à sa domination absolue du monde labyrinthique le vainquent au bout du compte.

 

C’est incroyable on parle de Pac-Man là, pas de capitalisme ! Il s’est passé quoi exactement dans la tête de Weiss pour partir aussi loin à partir des jeux vidéo ? Je ne comprends vraiment pas!

Mais le pire dans le roman c’est quand il parle des geeks… Et là on a un florilège de n’importe quoi avec un auteur qui ne connaît pas son sujet.

 

Le geek est exceptionnellement maigre, ou gras, il porte un pantalon de survêtement, des lunettes qui ne lui vont pas, il a de l’acné, et arbore un tee-shirt caractéristique (La Lanterne Verte, Rush, Atari, Star Wars, Star Trek […].

 

Voilà je ne pense pas avoir autre chose à ajouter. C’est un raté, on préfère Weiss en scénariste de Game of Thrones !

 

Note sur 10 1
Video games est le premier roman de D.B. Weiss, scénariste de Game of Thrones. Le livre raconte la vie d'Adam Pennyman un mec raté, paumé dans sa vie est passionné d'un jeu vidéo: Lucky Wander Boy. Le roman est, selon moi, un gros pastiche. Le héros part en live sur les jeux vidéos à la Freud et l'auteur est à côté de la plaque quand il décrit les geeks... J'attendais beaucoup de ce roman mais la chute est dure et au final j'ai lu un roman sans intérêt, sans réel sujet, qu'on a très vite envie d'abandonner dans un placard. C'est dommage!
  • Quelques pages sympas sur d'anciens jeux vidéo
  • Pas de véritable histoire
  • Les geeks caricaturés
  • Un personnage principal totalement fade
  • Pas d'humour
  • Pas de suspense

à suivre

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