# Critique roman SF

The Apocalypse Codex de Charles Stross

Bob Howard est de retour (littéralement) et il n’est pas content. Non pas qu’il soit en colère, non, mais on vient de lui coller dans les pattes un cursus accéléré de prise de responsabilité au sein de l’entreprise si particulière qui l’emploie. Mais si, enfin, rappelez-vous : la Laverie, le dernier rempart de la Grande-Bretagne contre les forces occultes qui nous menacent.

Back to business

Et oui, les temps changent. Après avoir été tué, possédé et rthe-apocalypse-codexessuscité (dans le désordre), Bob rentre d’un long congé pour reprendre ses fonctions de démonologiste computationnel (si, si, ça existe) auprès de son boss Angleton. Mais Bob se fait intercepter par les Ressources Humaines et se retrouve inscrit à un stage de formation en management pour agent gouvernemental. La Laverie étant ce qu’elle est, à savoir un truc tellement secret que le simple fait de connaitre son existence est déjà passible de plusieurs fois la peine de mort, Bob se retrouve affublé d’une couverture au moins aussi horrible que la réalité : un agent du service de la voirie, branche « système automatique d’amende par reconnaissance des plaques d’immatriculation ».

Heureusement pour Bob, une menace bien plus grande que les radars automatiques pèse sur le monde. Un télé-évangéliste américain semble s’intéresser de bien trop prêt au Premier Ministre anglais et semble surtout avoir un taux de conversion bien trop élevé pour être honnête, ou en tout cas naturel. Direction les USA, avec dans sa valise son fidèle JesusPhone blindé d’algorithmes incantatoires, un pistolet Basilic, une étrange paire d’agents secrets occultes indépendants et une carte de crédit « no limit », ce dernier point étant sans doute le plus effrayant compte tenu du service compta très particulier de la Laverie.

His name is Stross, Charles Stross.

4e roman de la série « the Laundry files », cet Apocalypse Codex est tout simplement un petit bijou. C’est un joyeux n’importe quoi ultra-jouissif de la première à la dernière page. Stross s’amuse toujours autant à écrire, il le fait de mieux en mieux et nous, on s’éclate d’autant plus à le lire. La lecture des 3 premiers romans est vivement conseillée pour réussir à comprendre toutes les subtilités du récit, tous les petits détails qui font de ce 4e tome un régal. Faites gaffe quand même au tome 2, le plus faible de la série et un peu difficile à suivre par moment, mais sans lequel il est impossible de comprendre toute la profondeur de l’agent CANDID.

Dispo en anglais dans toutes les bonnes crèmeries.

Note sur 10 9
Bob Howard revient d'entre les morts pour aller casser du télé-évangéliste sur le sol américain. Oubliez le Walther PPK et la DB5, le plus célèbre agent secret de la plus secrète agence anglaise n'embarque avec lui qu'un smartphone et un carton de boîte à pizza.. Et une sorcière. On sait jamais.
  • Du fun, du fun, du fun !
  • Les rouages de la Laverie enfin dévoilés !
  • Va falloir patienter pour lire la suite...

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Commentaires

Une réponse à “[Critique roman SF] The Apocalypse Codex de Charles Stross”

  1. MasterLudo dit :

    Je m’y mettrais quand il auront fini de les écrire 😉