# Critique Comics

Green Arrow tome 1 – Machine à tuer

Alors qu’en ce moment beaucoup de monde est tourné vers les adaptations séries avec Arrow et Flash (et Constantine un peu moins mainstream) pour DC, Urban Comics nous rappelle qu’avant les séries TV (qui ne l’oublions pas sont les produits dérivés) il y a les comics. Le cas qui nous intéresse aujourd’hui est celui d’Oliver Queen, qui répond aussi au nom de Green Arrow.

GreenArrow1petitSi le personnage n’a jamais vraiment fait de vagues ni de vrai carton au niveau des ventes et de le renommée, la récente série TV a tout de même changé la donne et permis au personnage de passer au premier plan ! Malheureusement niveau comics, il faut admettre que le personnage n’a pas toujours été à son avantage. Depuis le début des « New 52 » (DC Renaissance pour la version française) le personnage souffre d’une série vraiment mauvaise. Mais au numéro 17, l’éditeur a décidé de changer d’équipe pour essayer de relancer le titre. Grand bien lui en a pris, puisque c’est avec Jeff Lemire au scénario et Andrea Sorrentino au dessin que l’histoire a enfin décollé !

De fait cela explique son arrivée tardive dans nos contrée et sa publication qui débute donc avec ce numéro débutant au fascicule numéro 17 de la publication mensuelle. En tout franchise, Urban fait au lecteur un cadeau en ne publiant pas les numéros précédents, mais c’est un autre sujet.

Pour revenir à ce titre, les auteurs décident de se lancer en explorant (encore une fois) les origines du personnage. Ok c’est un coup assez classique pour relancer un personnage et essayer d’en tirer quelque chose de bien que d’essayer de revoir ses origines. Mais cela présente aussi certains avantages. On s’affranchi d’une situation actuelle peu glorieuse, on se rapproche ou s’éloigne de la série TV, au choix et enfin on s’offre beaucoup plus de liberté.

Pour le cas présent, les auteurs se sont permis un peu des 3. Ils ont coupé avec la série en repartant en arrière, ils se sont aussi éloignés de ce que l’on voit dans la série tout en se rapprochant de son esprit à mon gout. Contradictoire ? Pas tant que ça. Si la série est un peu niaise, molle ou basée sur les muscles de son acteur principal, l’ambiance, l’univers et la trame principale ne sont pas à jeter. Les auteurs avaient donc des avantages à en tirer partie.

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Au final, on se retrouve avec un Green Arrow qui est une version améliorée de ce qu’est la série TV ! On retrouve un personnage et un univers sombre, torturé qui est toujours en quête de son passé et des mystères de sa famille que le lecteur prend aussi grand plaisir à découvrir et qui le conduit bien loin de sa ville natale. Et le style assez particulier du dessin, un peu old school mais en restant moderne apporte aussi beaucoup à cet univers qui est bien mieux ici retranscris que dans la série TV. Je n’en dirais pas plus, l’intrigue est assez bien ficelée pour ne pas vous la gâcher ici.

Et puis comme le titre est bien et que ma critique arrive quelques mois après sa sortie, c’est pile quelques jours avant la sortie du tome 2 !

PS : pour les parisiens et ceux qui seront présents, les auteurs seront sur le stand Urban comics lors de la PCE. L’occasion de se faire dédicacer son exemplaire au passage 😉

Note sur 10 9
Surfant sur le succès de la série, ce Green Arrow lui est finalement supérieur en tout point. Univers parfaitement retranscrit, sombre, personnage mystérieux, Oliver Queen au pied du mur... Des cliffanger à tout va pour garder le lecteur en haleine. Si vous aimez la série, foncez. Sinon, il s'agit tout de même d'une des très bon comics de l'année, et ils se font rares chez DC.
  • L'univers, superbement retranscrit
  • Les personnages, sombres, mystérieux mais attachants
  • L'intrigue
  • La nouvelle origine
  • Un très bon point d'entrée à l'univers et au personnage
  • Le dessin est superbe
  • Encore un retour sur des origines

à suivre

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