# Critique Ciné

Ma part du gâteau

Ma part du gâteau, réalisé par Cédric Klapisch à qui on doit l’Auberge Espagnole et les Poupées Russes sortira dans les salles le 16 mars.

L’histoire débute à Dunkerque où France (Karin Viard), une mère de trois enfants divorcée de son mari docker est licenciée de son boulot pour raisons économiques. Ses finances commençant à approcher dangereusement du rouge, elle décide d’aller tenter sa chance sur Paris. Elle laisse ses enfants à sa sœur (Audrey Lamy) et part suivre une formation de femme de ménage. Très vite elle est embauchée chez un trader sans scrupules: Steve (Gilles Lellouche). Steve vient tout juste de quitter son poste à Londres puisqu’il a été promu pour un poste à Paris. Plus qu’une femme de ménage, France va peu à peu devenir une conseillère pour Steve et une mère de remplacement pour son jeune fils. Elle va s’attacher à ce trader jusqu’à découvrir par hasard le revers de la médaille… suspense…!

Un film sur des gens dans lequel il ne se passe rien

Mais pourquoi ce film exactement? Sur fond de crise économique et de différences sociales, ce film nous propose 1h40 de scènes de ménage (réellement) et de psychologie qui vole pas bien haut et 9 minutes d’action qui ne mènent à rien.

Les acteurs jouent bien leurs rôles respectifs mais le film est extrêmement lent et on n’en comprend pas vraiment le but. Les personnages restent quasiment les mêmes du début à la fin, il n’y a pas de vraie évolution, surtout dans le cas de Steve le trader qui reste un connard tout le long. On pourrait se dire que la rencontre entre France et Steve va engendrer une histoire d’amour, un changement chez l’un ou chez l’autre, quelque chose quoi!… mais non! Du coup on passe tout le film à attendre qu’il se passe un truc qui n’arrive pas. Alors bon avec tout ça on pourrait au moins espérer de l’humour mais là encore on est déçu puisque les répliques qui font sourire se comptent sur les doigts de la main.

Ce film est un mélange entre un « Pretty Woman » bas de gamme, un « Odette Toutlemonde » avec un soupçon de « Trader » mais sans que rien ne soit vraiment développé à fond pour le rendre intéressant.

Note sur 10 2
On aurait pu attendre beaucoup mieux du réalisateur de l'Auberge Espagnole. Il nous propose là un film sans saveur et sans intérêt que le jeu des acteurs n'arrive pas à relever. L'histoire est lente et il ne se passe rien avant les dernières minutes et en plus la fin est bâclée et aucun sujet n'est vraiment approfondi.
  • 2 points pour l'effort d'avoir filmé et les performances des acteurs
  • Une fin qui nous laisse sur notre fin justement
  • Le film parle de plein de sujets sans qu'aucun de soit développé
  • Pas d'originalité et un grand sentiment de "déjà-vu"
  • La lenteur du film pour finalement arriver à... rien!
  • Tout le film est déjà dans la bande-annonce

à suivre

Commentaires

à lire aussi

Articles similaires

# Critique Roman
Nano de Robin Cook
# Critique Ciné
500 jours ensemble