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Splinter Cell Blacklist

 

Splinter Cell est une licence reconnue pour avoir apporté ses lettres de noblesse au genre Infiltration. L’opus Pandora Tomorrow représente d’ailleurs un très beau souvenir pour de nombreux gamers. Après deux épisodes un peu particuliers (Double Agent / Conviction), la licence revient après 3 ans d’absence sous le titre Splinter Cell Blacklist et propose aux joueurs d’incarner pour la 6ème fois Sam Fisher. Ubisoft Toronto a-t-il accompli le retour aux sources dont les joueurs rêvaient ?

 

cover splinter cell blacklist

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Certaines personnes tentent toujours de faire les malins pour emmerder le reste de la planète. C’est le cas des Ingénieurs, un mystérieux groupe terroriste en possession de la Blacklist, un fichier contenant l’identité des agents américains infiltrés dans d’autres pays. Ils imposent un ultimatum aux USA : le rapatriement immédiat de toutes leurs forces armées ou bien la diffusion de cette fameuse Blacklist. Une initiative pas très sympa en soit mais qui plus est doublée par l’attaque de la base US de l’île de Guam. Cependant, Les ingénieurs ne s’attendaient pas à ce que Sam Fisher, ancien agent spécial d’Echelon 3, se trouve sur place. Pas de chance pour eux, son meilleur ami Victor est blessé pendant l’attaque, de quoi méchamment motiver Sam à les traquer et les arrêter. D’autant plus qu’une nouvelle cellule de forces spéciales est mise en place sous les ordres directs de la présidente des USA. Elle est composée d’une équipe de trois autres personnes dont Sam Fisher prend la direction : Echelon 4. À bord du Paladin, un avion cargo high-tech reconverti en QG mobile, ils vont intervenir dans les quatre coins du globe pour stopper les Ingénieurs.

Un scénario de techno-thriller très classique qui fait comme par hasard penser à du Tom Clancy. Bien entendu, le scénario est empreint d’actualités comme les attaques de drones, de puces RFID, de virus STUXNET et de la vulnérabilité des USA face à des attaques terroristes au sein de son propre territoire. Bienvenue dans le monde de Splinter Cell Blacklist.

paladin

 

Fisher Man’s Friends

Sam Fisher retrouve les trois autres membres d’Echelon 4 à bord du Paladin, un avion cargo entièrement réaménagé pour accueillir la fleur du matériel informatique et de renseignements. À ses côtés se trouvent Anna ‘Grim’ Grímsdóttir (analyste en chef), Isaac Briggs (agent de terrain de la CIA) et Charlie Cole (hacker et bricoleur de génie). Cette équipe nouvellement constituée apprend à se connaitre au fur et à mesure de l’histoire. Chaque personnage possède un caractère assez fort qui tend limite vers le cliché. Sam Fisher est catapulté en tant que leader et doit gérer son équipe. Malheureusement, ce bon vieux Sam est un agent de terrain et ne possède pas vraiment de compétences en management d’équipe. Cela crée des tensions à bord du Paladin, Sam préférant agir efficacement plutôt que de s’exprimer en prenant des pincettes.

 

SCBL_hub

Le Paladin se révèle être un HUB intéressant qui offre au joueur la possibilité d’interagir avec les différents membres de l’équipage entre chaque missions. Il peut même téléphoner à Sarah, la fille de Fisher, pour la rassurer un peu entre deux attentats terroristes déjoués. Si une telle liberté rappelle les enjeux sociaux de Mass Effect et de l’équipage du Normandy, cela est beaucoup moins développé dans Blacklist. En revanche, chaque personnage secondaire peut soumettre à Fisher des missions en lien avec ses activités et indépendantes de l’histoire principale. Intitulées « Missions Echelon 4 » et au nombre de quatorze, elles sont jouables en solo comme en coopération et ont des objectifs bien particuliers.

 

SCBL_missions

Les missions de Grim consistent à pirater trois objectifs sans se faire repérer sans quoi la mission est annulée. Les missions de Charlie sont un mode Horde puisqu’il s’agit d’éliminer des vagues successives d’ennemis. Quant aux missions de Briggs, il s’agit de missions 100% coop. Enfin, un cinquième personnage propose des missions consistant à éliminer des ennemis présents dans une zone sans se faire repérer sous peine de voir débarquer des renforts. Issu de l’histoire de Conviction, ce cinquième personnage et sa relation avec Fisher m’ont beaucoup fait rire et j’en remercie Ubisoft Toronto pour cette idée géniale.

En plus de leurs missions, certains membres d’Echelon 4 disposent de compétences capables d’aider leur chef au cours de ses infiltrations. Grim améliore les systèmes et l’organisation du Paladin afin de disposer d’avantages tactiques comme un meilleur radar, une meilleure régénération etc… Charlie optimise l’équipement de Fisher en rajoutant divers accessoires à sa tenue ou à ses armes.

 

SCBL_hub_charli

Bien entendu, le Paladin sert certes de HUB mais le joueur n’est pas obligé de le parcourir puisqu’il est tout à fait possible d’aller à l’essentiel grâce à l’IMS, une table tactile qui donne directement accès à toutes les missions ainsi qu’à la gestion de l’équipement. En parallèle des missions de l’histoire et de celles des personnages secondaires, Splinter Cell Blacklist propose de temps en temps sur la carte de l’IMS des missions de contre-espionnage représentées par un symbole orange : les méta-missions. Il s’agit d’analyser les infos obtenues lors d’une situation d’alerte pour en déduire une localisation géographique et de la pointer sur la carte pour avancer dans sa résolution. N’hésitez pas à vous aider de votre smartphone et d’Internet pour savoir de quel pays provient tel idiome par exemple. Ces missions sont intéressantes et apportent un peu plus de richesse à un jeu déjà bien généreux.

scbl_ims

 

Tout ce que le joueur accomplit dans le jeu permet de rassembler de l’argent utilisable pour améliorer votre équipement et surtout la Paladin, le QG volant. Cette fonction est d’ailleurs très bien amenée par Ubisoft puisque la première amélioration disponible ne coûte que 1000$ et concerne la surveillance radar de l’avion qui fait apparaître une mini-carte dans l’interface pour indiquer la présence d’ennemis autour du joueur. Très utile ! Le prix des autres améliorations débute à partir de 70.000$. De plus, chaque upgrade effectué augmente un coefficient multiplicateur qui influe sur l’argent gagné il me semble. Et si jamais le joueur manque d’argent, il peut en gagner un peu plus en réalisant des défis au cours des missions comme endormir des chiens de gardes, réaliser des éliminations aériennes, en détruisant des sources de lumière etc… Tout cela est contenu dans un menu intitulé « Shadownet« , très orienté Social Gaming, puisqu’il propose par exemple de vaincre les scores de ses contacts PSN/Xlive ou de relever des défis quotidiens/hebdomadaires.

SCBL_shadownet

 

Vous l’aurez compris, Splinter Cell Blacklist est un jeu on ne peut plus généreux dans son contenu. Après l’épisode Conviction assez controversé par les adeptes de la licence, ce nouveau Splinter Cell fait amende honorable et en donne aux joueurs pour leur argent. Les onze missions solo les emmènent dans des environnements aussi variés qu’un village de montagne au Moyen-Orient, une usine de traitement d’eau à Chicago, des ruelles de Benghazi en Lybie et même, lieu rare dans le JV, l’intérieur du célèbre centre de détention américain de Guantanamo. Autant de lieux différents que d’approches particulières, voilà de quoi challenger les skills des gamers. Ça tombe bien, Splinter Cell Blacklist conserve le meilleur de Conviction et l’adapte à un retour aux sources du gameplay de la licence originale.

SCBL_ux_objectif

 

Graphiquement, Splinter Cell Blacklist ne casse pas trois pattes à un canard, du moins sur console. Basés sur le moteur Lead Engine dérivé de L’Unreal Engine 2.5, les graphismes sont très proches de ceux de Conviction. (Il y a trois ans !) Les développeurs ont néanmoins précisés que la version PC avait subit un véritable lifting pour vraiment optimiser le rendu, notamment grâce à DirectX 11. Ayant joué sur X360, ne je peux confirmer cela. Je peux cependant affirmer que la direction artistique du jeu est vraiment réussie et rend parfaitement l’ambiance techno-thriller du scénario. Ubisoft Toronto est parvenu à intégrer de très bonnes idées comme par exemple les projections vidéo murales des informations envoyées par Grim lors des cinématiques afin d’immerger complètement le joueur dans l’action.

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Les points les plus décevants sur la réalisation du jeu sont certainement le regard des personnages qui ne sont absolument pas réussis. On croirait qu’ils souffrent tous de strabisme… Et surtout, SURTOUT le pack de textures HD à installer avant de jouer… Je n’ai pas comparé l’avant/après, mais le fait que son installation dure 30 minutes facile sur X360 m’en décourage. Je ne comprends pas que ce soit aussi long. J’espère sincèrement que le résultat en vaut la peine. Et ces temps de chargement si looonngg….

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Concernant la partie audio, les doublages commençaient bien avec le retour de la grosse voix de Daniel Beretta derrière Sam Fisher. Malheureusement, si un effort a été fait pour localiser les dialogues « d’ambiance » des PNJ, ces derniers se mettent soudainement à parler en français dès que le combat s’engage. Je conçois que cela est prévu pour aider le joueur qui comprendra mieux « Attention je lance une grenade ! » que « Cuidado, tiro una granada ! ». Néanmoins, quitte à faire l’effort, autant aller jusqu’au bout. J’ose espérer que si l’on règle le jeu en VO, ce problème ne se présente pas. Suspens.

Enfin, l’un des points faibles de Splinter Cell Blacklist (et de la licence en général) est l’absence d’un thème musical bien marqué, que l’on pourrait siffloter dans la rue sans le vouloir. Hormis la petite musique de diversion de la caméra-glu, je vous mets au défi de vous rappeler une seule musique de Splinter Cell. C’est bien dommage.

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Jouer au chat et à la souris

Dans Splinter Cell Conviction, Sam Fisher était un père aux abois à la recherche de sa fille kidnappée. N’ayant plus rien à perdre et plus aucun compte à rendre à personne, c’était tête baissée et arme au poing que Sam s’engoufrait dans les différents niveaux, délaissant la discrétion et l’infiltration à l’action. Cet épisode mitigé a obligé Ubisoft Toronto à songer à un nouveau système de jeu pour renouer avec l’ADN de la licence et tant pis si papy Sam Fisher du haut de sa quarantaine se foule une cheville. C’est pourquoi chaque mission peut-être accomplie de trois manières différentes en lien avec un système de scoring très bien conçu.

 

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La méthode « fantôme » est celle qui rapporte le plus de points, d’argent et de plaisir de jeu puisqu’il s’agit de la méthode la plus délicate. Il ne faut ni se faire repérer ni neutraliser les gardes. Chaque garde laissé conscient après chaque checkpoint d’objectif rapporte un maximum de points. Autant vous dire que dans certains niveaux, le joueur doit vraiment puiser au fond de lui pour parvenir à s’infiltrer discrètement, surtout dans le mode « Perfectionniste », le plus dur. Il est néanmoins possible de neutraliser les gardes de manière non létal en les assomant/endormant/avec un tazer, mais cela rapporte moins de points.

Si jamais le joueur ne compte pas vraiment avoir d’états d’âme, il est tout à fait possible de passer discrètement mais en tuant les ennemis. Ce style intitulé « Panthère » représente l’agent spécial froid et efficace qui n’hésite pas à faire emploi de la force tout en restant discret, héritage direct du virage amorcé par Conviction.

Enfin, pour ceux qui ne jouent à Splinter Cell Blacklist que pour attendre la sortie du prochain Call of Duty Ghosts, il est tout à fait possible de mener un assaut frontal équipé d’un fusil à pompe et de grenades. Bien évidemment, ce style de jeu bien sale et logiquement nommé « Assaut » ne rapporte que peu d’argent.

Bien que les vrais joueurs de la licence optent pour le style fantôme et épargnent le maximum d’ennemis, ceci n’est pas incompatible avec le fameux « Mark & Execute » hérité de Conviction. Cette compétence permet de neutraliser d’un coup jusqu’à trois gardes avec l’arme que Fisher a en main. L’arbalète avec fléchettes électriques non létale par exemple. Au final, le gameplay général de Splinter Cell Blacklist se veut plus souple que ses ancêtres tout en conservant cet aspect analyse, patience, action de l’infiltration. Les possibilités de parcours alternatifs sont nombreuses avec plein de points d’entrée/sortie, de gouttières à escalader, de rebords de toit à suivre… Les animations de Sam sont fluides et confèrent une maniabilité bienvenue pour agir efficacement et dans l’urgence comme par exemple le demi-tour imprévu d’un garde lors de sa patrouille.

En effet, Ubisoft Toronto a distillé un peu d’aléatoire dans son jeu pour en tirer un caractère plus humain et sortir du caractère artificiel des tableaux/puzzles que représentent chaque mission. Celles-ci comportent d’ailleurs différentes compositions de disposition des gardes. De plus, ces derniers suivent des patrouilles prédéfinies mais peuvent tout à fait casser leur routine sans prévenir, ce qui réserve de belles surprises. Malheureusement, ce n’est pas cela qui en fera de vrais gardes bien coriaces en raison d’une IA très déséquilibrée. Bien que les PNJ ne lâchent que difficilement le joueur une fois celui-ci repéré, il n’est pas rare qu’ils soient très débiles et inattentifs le reste du temps. Je veux bien que le métier de garde soit pénible au possible lorsqu’il ne se passe rien (99% du temps), mais il faudrait peut-être songer à passer quelques examens médicaux avant d’être embauché. Entre le garde qui n’entend pas son collègue s’effondrer un mètre derrière lui et celui qui regarde par dessus un parapet sans remarquer que Sam Fisher y est accroché, ça fait un peu désordre. Seuls les chiens de garde peuvent vraiment se targuer d’être diablement efficaces.

Tout cela rend le système de détection beaucoup trop permissif pour un jeu d’infiltration pur et dur, même en mode perfectionniste. Les gardes ne se préviennent pas assez vite une fois le joueur repéré, ou pire, ils s’approchent candidement du corps du collègue retrouvé inconscient, créant ainsi une chaîne infinie pour Fisher, suspendu dans l’ombre à quatre mètres de la scène de crime.

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Une bonne idée d’Ubisoft Toronto est l’insertion de quelques passages ultra scriptés et cinématographiques dans le scénario de Blacklist afin de casser le rythme assez lent des missions d’infiltration. Sans tomber dans le grandiloquant caractère blockbuster des COD, Blacklist emporte le joueur dans une course contre la montre au milieu des débris d’un village ou dans un train lancé à pleine vitesse. Mais ce n’est pas tout. Le joueur doit également contrôler à deux ou trois reprises un drone de combat pour assurer un soutien aérien à ses co-équipiers quand il ne s’agit pas de les incarner directement. En effet, les besoin de l’histoire font que le joueur joue le rôle de Briggs, l’agent de la CIA qui sert de soutien à Fisher. Au cours de ces niveaux, la vue passe en mode FPS et la neutralisation des ennemis est forcément létale, conséquence de la différence de caractère et de méthode entre Briggs et Fisher. (Je me suis d’ailleurs demandé si tuer des ennemis avec Briggs allait m’empêcher d’obtenir le trophée « Pacificateur ». Ce n’était pas le cas, ouf !)

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Spies VS Mercs

Heureusement, pour se battre contre de vrais adversaires presque intelligents, le mode multijoueurs Spies Versus Mercs est de retour ! Dès qu’on parle de mode multi-joueurs dans Splinter Cell, le regard des joueurs de Pandora Tomorrow brille de mille feux. Ubisoft Toronto a remis le couvert en faisant la part belle au mode multi de Blacklist. Dans Spies VS Mercs, les joueurs peuvent s’affronter sur six maps différentes et dans 5 modes de jeu différents. Que ce soit du 2VS2 classique, du 4VS4, de la domination, de l’extraction ou du match à mort, les matchs sont à la fois dynamiques et tactiques et promettent toujours de l’action et de belles surprises si les équipes sont équilibrées.

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Le principe de Spies VS Mercs est simple : une équipe incarne les espions, aussi redoutables qu’agiles, tandis qu’une autre joue les mercenaires, des hommes lourdement armés et protégés. Chaque équipe dispose de trois classes aux compétences bien différentes. Chez les espions par exemple, une des classes est spécialisée en soutien puisqu’elle permet d’indiquer à ses partenaires la position des ennemis tandis qu’une autre est plutôt dédiée à leur élimination grâce à une tenue « ghillie » digitale qui rend invisible façon Predator pendant quelques secondes. Chez les mercenaires, une des classes dispose d’un drone explosif qui peut être bigrement efficace quand on sait le manier.

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Bien entendu, chaque partie jouée de SvsM rapporte non seulement de l’expérience pour monter de niveau mais également de l’argent ainsi que des points à dépenser pour améliorer son matériel. Car en plus des trois classes de base de chaque équipe, le joueur a la possibilité de personnaliser trois slots et de choisir son matériel. Malheureusement, pratiquement chaque achat exigeant un point de personnalisation, il faudra jouer beaucoup pour tout débloquer.

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Après de nombreuses parties à mon actif, il s’avère que la connaissance des maps est essentielle pour bien s’en sortir. En tant qu’espion bien fragile, le but est de se cacher au maximum dans les ombres et en exploitant la verticalité du level design. Cela est surtout vrai lors du piratage d’un objectif dont on doit rester proche sans se faire tuer. De plus, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un jeu d’infiltration ou la discrétion est de rigueur. Des déplacements un peu trop précipités seront reportés sur les détecteurs de mouvement des Mercenaires.

En incarnant l’un de ces hommes lourdement armés, il faut repérer les lieux dangereux d’où pourrait sauter un espion, subissant ainsi un takedown mortel instantané. Connaitre les points d’entrée/sortie est avisé puisqu’il est possible de placer des mines derrières une porte tout en surveillant celle à l’opposée de la pièce. Enfin, il est plus que recommandé de toujours jeter un œil derrière soit puisque la vue des mercenaires est en FPS (vue subjective) tandis que celle des espions est en TPS (vue 3ème personne).

La subtilité de ce mode multijoueurs réside principalement dans le teamplay et la répartition intelligente des objectifs et des compétences. D’autant plus que dans certains modes, les équipes peuvent être mixtes et mélanger espions et mercenaires. Il faut également accorder de l’importance à la gestion des gadgets des différentes classes. Savoir utiliser le bon matériel au bon moment fait souvent la différence dans une partie serrées. Envoyer des drones est une bonne technique pour déloger sans risques des espions bien cachés dans une salle.

SCBL_svm_map

 

Spies VS Mercs est donc à mon sens très réussi et dotera Splinter Cell Blacklist d’une durée de vie bien plus longue que celle de son aventure solo. Loin d’être un simple rajout de dernière minute histoire de vendre le jeu avec un mode multi, Spies VS Mercs promet de belles heures de jeu malgré des parties parfois déséquilibrées et quelques soucis techniques comme les incompatibilités de connexions en raison de configuration NAT bizarres ou encore l’interruption de la partie dès que le joueur hôte la quitte.

 

Un jeu qui a la pêche !*

Après avoir parcouru le jeu dans tous les sens, je dois reconnaitre que Splinter Cell Blacklist est une excellente surprise. Ubisoft Toronto est parvenu à renouer avec l’ADN de la licence en instaurant un système de scoring poussant les joueurs les plus motivés à jouer infiltration pure. Cependant, les autres ne sont pas oubliés grâce au principe de « kill-in-motion » introduit par le « Mark & execute« . Si le scénario n’a rien de vraiment original, il a néanmoins le mérite de multiplier les interventions de Fisher et de son équipe dans le monde entier et de découvrir de nombreux environnements assez réussis. De plus, certains niveaux sont ponctués de passages scriptés qui rompent la monotonie des séquences d’infiltrations et insufflent du cinématographique dans le jeu. Je regrette cependant que certains points présentés lors des vidéos de présentation au cours du développement aient disparus comme par exemple les interrogatoires musclés et interactifs découverts dans Conviction. J’invite ceux possédant Splinter Cell Blacklist à le comparer avec la vidéo ci-dessous.

Quant au mode multijoueurs Spies Vs Mercs, celui-ci est très réussi et parvient à créer des matchs vraiment intéressant grâce aux nombreuses subtilités et différences gameplay entre espions et mercenaires. Les cinq modes de jeu satisferont la majorité des joueurs même si l’on déplore le faible nombre de maps disponibles à l’heure actuelle. Espérons que des DLC peu onéreux viendront vite étoffer cela et porteront leur nombre à plus de six. Quoi qu’il en soit, Splinter Cell Blacklist est un jeu déjà très généreux qui fait bien plaisir. Mais surtout, n’oubliez pas  : la qualité de ce jeu provient de l’utilisation que vous en faites.

[youtube]http://youtu.be/zha1_v8g5KI[/youtube]

 

Désolé pour cette critique interminable. Je suis bavard sur les choses qui me plaisent 😉

*Sam Fisher. Fish. Poisson. Pêche. Vous l’avez ?

 

Note sur 10 8
Splinter Cell Blacklist se veut l'épisode de la réconciliation. Il donne aux joueurs la possibilité de renouer avec l'aspect Infiltration qui faisait honneur à ses ancêtres tout en laissant à disposition le gameplay moderne hérité de Conviction. La recette fonctionne et offre au joueur un jeu fort généreux dont la qualité provient de la façon dont on l'aborde. Merci Ubisoft Toronto ! <3
  • Le retour de l'infiltration pure et dure !
  • De nombreuses missions très variées.
  • Le retour du mode multi-joueurs Spy VS Mercs et les missions Coop.
  • Une direction artistique impressionnante qui sert le côté techno-thriller de l'histoire.
  • Les phases scriptées qui cassent le rythme du jeu avec intérêt.
  • Une IA un peu trop molle pour un jeu d'infiltration.
  • Une réalisation dont la finition aurait pu être bien meilleure.
  • Des doublages bilingues vraiment bizarres.
  • Les temps de chargement interminables.

à suivre

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