
Jacaranda est un roman qui suit Milan, un enfant métis franco‑rwandais. Il a grandi longtemps sans connaître ses racines rwandaises, jusqu’au jour où un voyage au Rwanda bouleverse sa vie. Là, il découvre un pays marqué par le génocide, ses survivants et la difficulté de vivre après une telle tragédie.
Le roman parle du Rwanda à travers les drames, mais aussi les silences et la mémoire. L’écriture est maîtrisée, organique. Au fil des pages, les histoires s’entrelacent, les personnages se répondent et l’on comprend leur douleur, leur violence, leur fragilité. L’auteur réussit à transmettre le génocide sans jamais le minimiser, avec une grande pudeur mais sans cacher la réalité.
La lecture est prenante, émouvante, parfois bouleversante. Les émotions y sont décrites avec force, et les pages se tournent facilement, tant le récit donne envie de comprendre chaque personnage et son rapport à l’histoire.
Au‑delà du Rwanda, le roman pose aussi la question des racines et de la transmission. Que se passe‑t‑il quand une partie de la culture d’un parent n’est pas transmise ? Quelles conséquences pour les générations suivantes ? Ces thèmes universels permettent au livre de toucher bien au‑delà de son sujet historique.
Jacaranda est un roman qui marque profondément. Touchant, fort, et d’une grande justesse. Je n’arrête pas d’y penser et cette question me hante , connait-on nos parents ?

C’est un lecture avec les larmes que j’ai fini.


