# Vie de Pras

Le temps aide pas.

Je savais pas trop, où j’allais écrire ça. Avant c’était sur mon blog très perso, mais maintenant qu’ici c’est (re) devenu complètement chez moi, bah je me dis que c’est peut-être ici que j’ai envie de le mettre. Si mes pensées t’intéressent pas, de toute façon tu le liras, donc bon.

Le temps aide pas .

Quand on perds un proche, on se dit que le temps va atténuer nos peines. Non.
Il les change.
Ma peine a changé de forme pour se répandre telles des racines sur toutes mes passions. Quand on perds un parent, on perds un bouclier.

Même si ce dernier était déjà malade depuis des années et qu’il n’ait jamais vraiment été un rock, il était là, ça suffisait dans un fragile et invisible équilibre. Alors me voilà, encore une fois , arrivé à son anniversaire, de sa naissance ,de sa mort. Le moment de l’année où je suis trouble, où je me remets en question, où je me sens pas à la hauteur de ce que je veux être.

C’est bizarre, je suis pas du genre à m’imposer des moments, pourtant à chaque fois. Cette période d’Avril me fait peur, m’accable, me rends irritable, intolérant. Je trouve les gens bêtes. Je n’arrive plus à garder ce masque sociable en intimité, tout m’agace. D’un coté c’est pas si grave, personne en souffre vraiment , sauf moi. « Ça va passer ».

Ce qui passe pas, c’est que je vieillis, que je prends de l’expérience, que je suis bon dans plein de domaines, mais je n’excelle nulle part. Oh, vous inquiétez pas, je sais ce que je vaux, je sais aussi que c’est un choix, je suis un explorateur de la vie, je veux comprendre et étudier mes passions. Par contre, le fait de vieillir me fait peur maintenant, depuis qu’il est partit. Est ce que j’ai le temps d’être un explorateur ? La réponse est simple, c’est non, c’est pas grave, personne n’a le temps.

Alors y’a ces moments un peu douloureux où tu te dis que tu te dois de faire les choses pour lui, des trucs que t’aurais du faire avec lui, des trucs high-tech qu’il aurait kiffé connaître, des jeux-vidéo auxquelles tu aurais voulu le faire jouer. Des regrets, tellement de regret. Je sais pas ce que je vais en faire, j’ai encore quelques années pour deviner ce que ces moments perdus auraient donner. Sa non présence est par moment suffocante, surtout pendant ces jours d’avril, où je me souviens de ses anniversaires et de son enterrement. Heureusement je respire encore.

La chance d’avoir un frère et une sœur plus forts que moi, ma mère qui tient le coup devant nous et une chérie qui m’aide même si je lui dis pas assez souvent. Je prends leurs supports, sans trop donner, moi qui essaie toujours d’être fort et confiant, c’est comme ci j’étais à découvert. On dit que les parents souhaitent que leurs enfants réussissent où ils ont foiré, j’espère que ça marche avec mon père.

Je t’oublie pas, on t’oublie pas, tu nous manques. Si ta mémoire est présente, je dois être fort et donner confiance à ta famille, à ma famille, aux gens que j’aime, alors j’aimerai bien parfois être mon bouclier.

à suivre

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