Le Label : la solution ?

Alors, faut il mettre en place un système de label ? A l’image des prix Goncourt ou d'une distinction "recommandé", l’intérêt d’une telle initiative serait effectivement de mieux guider le consommateur dans le choix de prendre un collector ou une version standard, en fonction de sa qualité. Quels critères choisir dans ce cas ? A cette question, plusieurs pistes semblent possibles : la qualité du packaging, la pertinence des goodies qui accompagnent le jeu, la quantité produite évidemment, le prix fixé par l’éditeur. Reste à savoir quel organisme suffisamment impartial serait en mesure de l’appliquer et à quelle échelle: ce système ne peut en effet avoir de valeur qu’à grande échelle, au-delà du simple national.

call_of_duty_modern_warfare_2_edition_collector_2.jpg

Plus que le label, ce qui est le plus important, c’est de revenir aux sources mêmes du collector : un produit réalisé par ses concepteurs en guise de remerciements aux fans qui les ont soutenus dans leurs travaux. Un produit dans lequel les concepteurs ont rajouté des éléments qui sont destinés à leurs fans mais qui ont peu d’intérêt pour le public profane. C’est un aspect trop souvent oublié pour cause d’enjeux économiques et on se retrouve trop souvent avec des pseudo-collector ou édition spéciale où on vous rajoute 2 / 3 personnages ou chansons ou décors comme prétexte pour augmenter les prix du produit alors que ces éléments auraient très bien pu faire partie intégrante de la version standard. Voilà qui est révoltant tout simplement !

mgs3.jpg

Le collector : modèle de lobby des éditeurs ?

dematerialisation.jpgLa progression de la dématérialisation aujourd’hui cache en réalité non pas la disparition du support matérialisé comme on le lit trop souvent partout. En réalité, elle cache la disparition des supports standards et dans une certaine mesure de l'édition spéciale (édition standard avec quelques compléments). Car, comme vous l’avez compris, ces modèles de vente ne sont pas suffisamment rentables pour notre éditeur.

On se dirige donc progressivement vers un modèle de vente que l’on perçoit déjà sur le marché de la musique : on retrouvera les jeu complet standard et leurs ajouts en DLC téléchargeables directement et uniquement sur la boutique virtuelle où l’éditeur fixe son propre prix; tandis que dans le commerce, on retrouvera uniquement des produits collectors comprenant goodies et autres (que l’éditeur fixe au prix qu’il souhaite également) car ce que recherche le consommateur, c’est l’objet ! Il paraît donc inéluctable qu’un tel avenir se profile à l’horizon en vertu des lois du marché et du développement expansif d’Internet. Tous les constructeurs de consoles et de téléphones l’ont bien compris et tentent de multiplier les expériences dans le domaine de la dématérialisation au maximum dans ce but et avec le consentement des éditeurs logiquement.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

iphonepsp.1254404679.jpg

A lire: Chapitre 3 - Jeu vidéo Collector : quelle assurance pour le consommateur ? , le chapitre 2, et le début du dossier dans le chapitre 1.